Indiscipline, non respect du code de la route : Comment les automobilistes d'Abidjan narguent les policiers


La présence des agents de Police ne semble pas dissuader les chauffeurs indisciplinés d’Abidjan
  • Source: Soir Info
  • Date: lun. 24 juin 2013
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Ils ont décidé d'ignorer les panneaux de signalisation et les feux tricolores. A leurs yeux, les Policiers chargés de réguler la circulation n'ont aucune autorité. Les automobilistes d'Abidjan n'ont de règles que celles qu'ils se sont imposées eux-mêmes. Et ils ne s'en cachent pas ! Reportage

Le jeudi 20 juin 2013, il est presque 18h. Malgré la présence des feux tricolores à la rue Pierre Marie Curie, au nouveau marché de Marcory, les policières issues de l'Unité de régulation de la circulation (Urc) sont prises dans l'étau d'un début d'embouteillage.

A quatre, elles occupent les intercessions des quatre voies. Cela ne suffit pas aux nombreux wôrô-wôrô (taxis communaux) de Koumassi et Anoumabo ainsi que les taxis intercommunaux dont le concert de klaxon le dispute avec les vrombissements d'engins et de camions pour la construction du pont Henri Konan Bédié. L'un des chauffeurs de la ligne d'Anoumabo, poussant l'outrecuidance un peu plus loin, se détache du rang et tente de contourner l'une des policières dans le dos. Il fauche la pauvre dame qui n'avait pas suivi son geste maladroit. Il tente de fuir, mais des gendarmes en faction non loin de là, et qui ont tout suivi, le maitrisent avant qu'un renfort de l'Urc n'arrive sur les lieux. Son véhicule qui en réalité, est une véritable guimbarde en épave roulante, immatriculé 5008 ER 01, est immobilisé. Son engin et lui sont conduits au commissariat de Police du 9ème arrondissement.

Quant à la fonctionnaire de Police, c'est avec l'aide de ses collègues qu'elle réussit à se mettre sous une bâche dressée dans les environs. « Je sens des douleurs depuis mes fesses jusqu'aux orteils », nous a-t-elle confié avant qu'elle ne soit conduite à l'hôpital général de Marcory pour les premiers examens.

A la hauteur du même marché, un automobiliste à bord d'une Peugeot 406 immatriculée 8773 FU 01,qui a été invité gentiment à se mettre sur le côté pour un contrôle d'usage, s'emporte et menace. D'ailleurs, il reste assis dans son véhicule, les vitres montées. Il est surpris de voir devant lui, le Commissaire Assacy Hervé et le Capitaine Blegué Honoré respectivement patron et adjoint de l'Urc qui effectuaient des visites surprises sur le terrain. Ses propos d'instant sont totalement à l'opposé de ceux tenus il y a deux minutes.

Les heures cruciales

Il est 18h passée, c'est le moment propice pour tous les cas d'indiscipline provoqués par les automobilistes qui sont tous pressés d'arriver à destination. Cela est vérifiable sur le pont De Gaulle où un ralentissement rend des chauffeurs impatients. Parmi eux, se trouve un chauffeur de taxi. Qui, à la hauteur du jardin du quartier Biafrais (montée), se déporte sur le trottoir pour traverser « rapidement » le pont. Il est maîtrisé au milieu du pont De Gaulle par les agents de l'Urc.

Pour se défendre, il soutient avoir à bord, une dame gravement malade qui a besoin en urgence de soin, au risque de mourir sur place. En réalité, il conduit une mariée. Ses pièces lui sont retirées avant qu'il ne reparte en trombe avec son véhicule immatriculé 37 24 FE 01. A Agban, le spectacle haut en couleur nous est servi en matière de désordre : pour une voie de la bretelle pour remonter au niveau du camp de gendarmerie, trois colonnes de voit (...)

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