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L'oncle de Dezy Champion fait des révélations : La thèse de l'empoisonnement évoquée

  • Source: linfodrome.com
  • Date: mer. 04 avr. 2018
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Ce n'est pas un poisson d'avril. Encore moins un de ces canulars dont les Ivoiriens raffolent, ces derniers années. L'artiste-chanteur Guinon Désiré Claver alias Dezy Champion n'est plus.

Le célèbre zouglouman est mort dans la nuit du vendredi 30 au samedi 31 mars 2018, des suites d'un malaise. Alors qu'il rejoignait son domicile à Bingerville. La nouvelle tombée très tôt dans la matinée du samedi, comme un couperet, a semé l'émoi autant au sein des parents de l'artiste, de sa famille artistique que de ses amis et fidèles de l'église baptisée ''Armée Royale'', qu'il a bâtie et dédiée à la gloire de Dieu. Une disparition brusque et brutale qui, juste après l'annonce, suscite interrogations et polémiques. A Yopougon, précisément à Sicogi, mythique quartier qui a vu naître des célébrités du monde du sport et du showbiz dont Dezy Champion, la triste nouvelle a créé une véritable onde de choc. Une incursion dans cet antre, le jour-même du décès du chanteur, nous plonge dans une atmosphère glaciale. Le ton glauque et les pleurs çà et là, en rajoutent à cette délétère ambiance.

A relire: Retour sur les grandes confidences de Dezy Champion avant sa mort

Sur toutes les lèvres, il est question de la mort de l'artiste Dezy Champion. Une actualité triste qui a occasionné une convergence d'amis et proches vers le domicile familial du chanteur. Ici, on aperçoit des bâches dressées de part et d'autre où sont assis des oncles du défunt ainsi que quelques riverains et de nombreux fans de l'artiste. La douleur est perceptible sur tous les visages. Nous accostons deux jeunes devisant sous une des bâches. Nous entamons un échange avec eux. Tous les deux sont convaincus que cette mort n'est pas simple. « Nous ne comprenons pas la mort de Dezy. Jusqu'à présent nous nous interrogeons. Il était avec nous hier (vendredi 30 mars:Ndlr). Il n'était pas malade. On s'est laissé vers 2h du matin. Et on nous appelle pour nous dire qu'il a fait un malaise et qu'il est mort », a indiqué l'un d'entre eux, non sans faire dans la circonspection pour affirmer : « C'est une affaire de sorcellerie dans sa famille. Tout le monde sait. D'ailleurs, c'est ce qui est au centre des discussions au sein de la famille ».

Quelques minutes après, nous arpentons un des multiples couloirs de Sicogi, pour accéder au domicile familial des Guinon. En dépit de la canicule, l'entrée de l'habitation est noire de monde. Une longue file s’y est même formée. Une nièce de Dezy Champion que nous rencontrons sur les lieux, décide de nous introduire auprès de la famille. Chose pas aisée. Cela se comprend. La famille est encore sous le choc. Certains refusent à admettre la triste nouvelle. Quand d'autres en plein recueillement, s'en sont remis à la volonté de Dieu. Juste après avoir sacrifié aux salamalecs, nous nous soumettons au rituel de la présentation des condoléances. La dizaine de minutes qui nous est impartie, permet de nous rendre compte qu'il s'agit d'un véritable drame que vit cette famille. Assise sur une natte, la mère de Dezy Champion, les yeux embués de larmes, avec un regard hagard, donne l'impression de s'interroger sur ce qui lui arrive. Entre marmonnements et soupirs, la sexagénaire semble totalement désemparée. Idem pour la nuée de parents, proches et amis présents au domicile familial.

 

Entre pleurs, lamentations et témoignages. Tous meurtris et assis à même le sol, pour certains, les parents de Dezy Champion notamment ses sœurs, cousins, nièces et tantes ont du mal à se remettent du choc. Entre deux sanglots, sa sœur Dorothée Guinon revient sur les circonstances de la mort de son frère. « Il a l'habitude de venir au quartier et de passer le temps avec la famille et les amis. C'est ce qu'il a fait le vendredi. Après il a décidé de rentrer à la maison. Vers 2h du matin, on nous appelle pour nous dire qu'il a fait un malaise. Nous nous sommes empressés en prenant un taxi. Arrivé à l’hôpital de Bingerville, on nous annonce la mauvaise nouvelle», a-t-elle expliqué. Puis une des niè (...)

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