Ville sinistrée. Tel est le visage que présente aujourd'hui Grand-Lahou dans la région des Grands ponts. Les pluies diluviennes qui se sont et qui continuent de s'abattre sur cette localité, n'ont pas été de l'eau bénite pour les populations.
Les victimes des inondations et éboulements qui ont eu lieu dans cette cité balnéaire, continuent de maudire ces eaux de ruissellement qui ont tout ravagé sur leur passage. Le bilan est lourd : 5 décès, plus d'une centaine de maisons emportées par les eaux, des voies totalement coupées...Nonobstant ce désastre, des populations vivant dans des zones à haut risque, restent sourdes aux appels du gouvernement et des autorités locales (notamment le Préfet de région et le député-Maire de Grand-Lahou) leur demandant de quitter leurs logis.
La plupart des personnes que nous avons rencontrées, le dimanche 6 juillet 2014, et qui vivent dans des ravins et sur des flans de colline, ont affirmé ne pas savoir où aller si elles doivent abandonner leurs habitations. ''Quand il pleut, on ne dort pas parce qu'on a peur. Mais on ne sait pas où aller. Nous comptons sur Dieu'', ont-elles affirmé presqu'en chœur. Elles ont tenu ce langage en présence du Député-Maire de Grand-Lahou, Djaya Jean qui est allé, une fois de plus, les prier de quitter ces sites dangereux.
Djaya Jean qui était accompagné d'une forte délégation municipale, a compati à la souffrance des uns et des autres mais il leur a surtout expliqué le danger de mort imminent qui les guettent en cas de refus de partir. Ce langage, il l'a tenu sur plusieurs sites, notamment à Goudam extension où une maison s'est écroulée quelques jours avant sur son propriétaire du nom de Django. Ce dernier, nous a-t-on dit, a eu de la baraka. Il s'en est sorti avec une blessure ; au quartier Lobi où plusieurs maisons construites avec du bambou et de la terre rouge, se sont écroulées, faisant de nombreuses familles, des sans abris ; aux habitations situées non loin de la mairie où certaines maisons ont été détériorées par les eaux, tandis que d'autres sont en passe de céder à la prochaine grande pluie.
Dans les ravins visités, Djaya Jean et sa délégation, ne sont pas restés insensibles face à des cas. Il s'agit notamment de deux nourrices dont les bébés sont âgés d'un et de deux mois, qui se trouvaient dans des maisons fortement inclinées qui chuteront certainement lors d'une forte pluie. A Brafedon, village situé à 15 Km du centre-ville, le premier magistrat de Grand-Lahou, est allé réconforter les populations qui ont les pieds dans l'eau depuis quelques jours. C'est que le village est constamment inondé depuis le début de la saison pluvieuse en juin dernier. ''La lagune est haute, et à chaque saison des pluies, il y a des inondations. Les gens ne dorment pas, les maisons sont remplies d'eau. Cela dure deux mois. On ne peut pas sortir du village. C'est difficile d'aller dans les plantations'', a relaté Bogui Jean, chef du village.
5000 à 7000 personnes à recaser
Dans le village de Kpakpazè où la délégation s'est rendue ensuite, le spectacle était désolant : Les eaux de ruissellement ont coupé la voie sur près de 3 km, isolant de fait tous les villages qui se trouvent dans la zone. La puissance des eaux de ruissellement, soulève la terre ferme et est capable d'emporter un homme débout. Les villageois, pour accéder à la ville, affrontent à pied une gigantesque étendue d'eau.
Face à cette situation gravissime, le Député-Maire a offert des tonnes de riz, du sel, du sucre...aux différents villages isolés, pour permettre aux populations de se nourrir quotidiennement en entendant des jours heureux. Face à la situation critique que traverse Grand-Lahou, son Déput&ea (...)
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