5 Jours après le décès de son mari N'goran Laloi : Allah Thérèse fait des révélations et lance un message à Ouattara et à Bédié


Allah Thérèse ne veut plus continuer sans son mari et alter ego, N'goran Laloi
  • Source: linfodrome.com
  • Date: vend. 25 mai 2018
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Deux jours après la mort de l'accordéoniste N'goran Laloi, L'inter a rencontré son épouse, la célèbre artiste chanteuse Allah Thérèse, à Konankokorékro, le village natal de son défunt mari, dans le département de Toumodi. Entretien, révélations, messages.

Votre compagnon de tous les jours, N'goran Laloi, s'en est allé. Pouvez-vous revenir sur les circonstances de sa mort?

(Après un long moment de silence) Je voudrais, moi également, à mon tour, vous remercier pour cette marque de sympathie et de compassion, en cette circonstance douloureuse pour moi particulièrement. Je pourrais dire que mon Laloi sentait sa fin venir. Sinon, il ne m'aurait pas éloignée. Laloi m'a laissée en voyage et il est parti me laissant toute seule sur cette terre. Nous sommes sur scène depuis 1960, pour ce qui concerne les sorties officielles. De commun accord, nous avions pris la décision de mettre fin à notre carrière musicale. C'est comme cela que nous sommes rentrés en studio en décembre 2017. Le samedi 12 mai 2018, veille de la mort de mon mari, je suis allée chercher les Cd à Abidjan. Je ne savais pas que je le voyais pour la dernière fois (Silence). A mon arrivée, j'ai trouvé l'atmosphère assez inhabituelle, presque tendue à la maison. J'ai donc demandé après mon mari avant même de m'asseoir. C'est là qu'ils m'ont dit qu'il avait piqué une crise. Pour ce faire, il avait été évacué dans une clinique à Yamoussoukro pour y recevoir des soins. Mais, ce qui m'a paru bizarre, c'est que pour un cas aussi grave, personne n'est resté à son chevet. Alors j'ai commencé à avoir des doutes. J'ai eu le pressentiment que l'on me cachait quelque chose. Tout de suite, j'ai demandé à y aller pour rester avec lui. Mais les parents m'ont plutôt demandé de m’asseoir, étant donné que je revenais d'un voyage, il fallait me reposer un peu. C'est ce qui s’est passé. C'est comme cela que j'ai appris que mon Laloi n'était plus de ce monde. La mort m'a volé mon Laloi. C'est comme si le ciel me tombait dessus. En tout cas j'ai perdu une partie de moi-même.

 

Pourtant, selon des sources, il se portait bien la veille de son décès....

C'est vrai qu'il avait des problèmes de santé, mais le jour où je  le quittais, mon mari allait bien. En 2016, il avait été malade. C'était dû aux séquelles du tabagisme, puisqu'il fumait pendant sa jeunesse. Il a arrêté avec la cigarette en 1991, mais les séquelles sont apparues plus tard. Les médecins, après des examens, ont fait savoir que son poumon était atteint. C'est à Moronou, un village dans la sous-préfecture de Kpouébo, qu'il a été guéri définitivement. Ensuite, il y a deux mois, la santé avait pris un coup. Nous avions fait des examens dans une clinique à Yamoussoukro, et donc il prenait ses médicaments (elle montre les flacons et des ordonnances médicales déposés sur une petite table au salon). Il devait honorer un rendez-vous dans quelques jours, mais cela ne sera plus possible.

 

N'goran Laloi rappelé à Dieu, que devient Allah Thérèse?

N'goran Laloi, parti de cette façon, au moment où j'avais encore besoin de lui, je dis que c'est moi-même qui suis partie. Je perds tout, un compagnon de vie. Figurez-vous que notre histoire d'amour date de 1960, et même un peu plus avant cette date. Après tant d'années de vie ensemble, vous comprenez que je suis perdue complètement.

 

Comment vous avez rencontré l'homme de votre vie ? 

Notre histoire d'amour avec N'goran Laloi a commencé en 1953. A l'époque, j'étais à Gbofia, mon village. Mon mari, il est de Konankokorékro. Kouassi Bony, son oncle, vivait dans mon village. Lorsque son oncle est décédé, il est venu aux funérailles. Il conduisait un groupe de danse. En ce temps-là, il y avait une danse qu'on appelle Agbourô. A Konankokorékro, c'est Laloi qui animait cette danse, il était le lead vocal. Dans mon village, moi aussi j'animais la même danse. Tout comme lui, j'étais l'animatrice principale dans mon village. Et lors des funérailles du défunt oncle de mon mari, nous avons rivalisé de talents. C'est comme cela que je lui ai tapé dans l'oeil. Notre union est partie de là, jusqu'à ce jour où il n'est plus.

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