Bagnon dit ses vérités : « Le couper-décaler est une musique inutile »
« Le problème de la musique ivoirienne, c'est le couper-décaler »
« Cette musique a dévalué la musique ivoirienne »

  • Source: linfodrome.com
  • Date: lun. 10 oct. 2016
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Dans la première partie de notre interview avec Bagnon, il dit ses vérités aux créateurs de la musique couper-décaler. Une musique qu'il estime « inutile » vu qu'elle a contribué selon lui à « dévaluer la musique ivoirienne ».

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Gadji Céli de qui tu étais proche est depuis des années en exil en Europe. Quel souvenir gardes-tu de lui ?

Il comprenait les artistes. Il m'a donc séduit dans sa façon de travailler car il était très proche des artistes. Malheureusement, aujourd'hui, il se trouve qu'il n'est plus au pays pour des problèmes que je ne saurais expliquer. Sinon il était un bon président. Je pense que si Gadji Céli était encore là, les artistes allaient être mieux vus. Cependant, le seul fait que je déplore chez lui et qui m'a déçu chez lui, c'est qu'il a encouragé les DJ qui ont encouragé la piraterie qui a fini par tuer la musique ivoirienne.

 

Comment ça, ce sont les DJ qui ont encouragé la piraterie ?

Parce que les DJ ont envoyé une musique qui est très facile. Les gens ne sont pas dupes. Les gens ne peuvent pas payer une telle musique. Ils peuvent certes aller les regarder danser lors de leurs spectacles mais pas acheter leurs Cd. Du coup, les pirates récupèrent et vilipendent ça. Et c'est ainsi que la piraterie a fini par s'enraciner. En clair, les DJ nous ont tous trompés, ils ont trompé à la fois les ivoiriens et les africains. Ils n'ont pas envoyé une musique vraiment éducative. Aujourd'hui, on paie tous cela. Et c'est Gadji Céli qui a encouragé cela.

 

À bien te suivre, c'est le couper-décaler que tu mets en cause ?

Bien sûr. Regarde des artistes qui chantent et qui donnent de l'argent aux gens contrairement à ce qui se faisait avant leur arrivée. Pourquoi ? Pour tromper les gens. Aujourd'hui, qui s'en sort ? Personne. Même Gadji Céli qui en son temps disait que si on touchait à un seul cheveu des DJ, on allait l'entendre, aujourd'hui il est en exil. La musique des DJ a fait que personne n'est regardé aujourd'hui. On nous a imposé en Côte d'Ivoire le couper-décaler alors que ce n'est pas une musique éducative.

 

Certes le couper-décaler n'est pas une (...)

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