ft-ad_1
Afrique/Monde

Niger : Le coup d'Etat consommé, Colonel Major Amadou Abdramane, nouvel homme fort du pays, voici ce qu'il a décidé

post-img

Au terme d'une journée confuse, marquée par d'apparentes négociations avortées entre le président Bazoum et les putschistes, et les multiples appels de la communauté internationale au respect des institutions, un groupe de militaires, emmené par le colonel major Amadou Abdramane, s'est présenté mercredi soir devant les caméras de la télévision nationale.

“Nous, Forces de défense et de sécurité (FDS), réunis au sein du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP), avons décidé de mettre fin au régime que vous connaissez”, a déclaré M. Abdramane au pays. “Cela fait suite à la dégradation continue de la situation sécuritaire, la mauvaise gouvernance économique et sociale”, a-t-il ajouté.

Constitution dissoute, institutions suspendues

Selon la BBC, les putschistes ont “dissout la Constitution, suspendu les institutions, fermé les frontières du pays”, et décrété un couvre-feu national. Ils ont également assuré qu’ils respecteraient “les engagements souscrits par le Niger” à l’international, ainsi que “l’intégrité physique et morale des autorités déchues”.

Cinquième coup d’État depuis 1960

“La partie est donc terminée” pour le président démocratiquement élu Mohamed Bazoum, soupire Wakat Séra. “Le Niger renoue-t-il avec la tradition des coups d’État ? Le pays en est à son cinquième putsch militaire depuis son indépendance en 1960”.

Le quotidien burkinabè souligne en outre que le coup de force “intervient au moment où le Niger, comme d’autres pays du Sahel et de la sous-région, fait face à des attaques terroristes qui endeuillent, constamment, les Forces de défense et de sécurité et les populations civiles”.

CNN rapporte que “des centaines de manifestants” s’étaient rassemblés à Niamey dans la journée pour défendre la démocratie et apporter leur soutien au président Bazoum, avant d’être dispersés par des tirs de sommation par la garde présidentielle à leur arrivée devant le palais présidentiel.

Mais “jusqu’à 400 d’entre eux” étaient encore dans les rues dans la soirée de mercredi, “certains brandissant des photos de Bazoum et des pancartes où l’on pouvait lire : ‘Non à la déstabilisation des institutions de la république’”, ajoute la chaîne américaine.

« Dernier grand allié de l’Occident »

Après le Mali, le Burkina Faso, la Guinée, le Tchad et le Soudan, le Niger passe donc à sous tour sous la coupe des militaires, au grand dam des Occidentaux. Le Niger est en effet “le dernier grand allié de l’Occident dans une région troublée, traversée par les principales routes migratoires vers l’Europe, et marquée par la violence terroriste, la pauvreté et le changement climatique”, observe El País.

Le Niger est (...)

Lire la suite sur linfodrome.com


sociale économique don État sein Mali Burkina Faso Guinée BBC Europe présidentielle Constitution indépendance couvre-feu

Articles similaires