Abidjan, le 27 février 2026 – Le directeur de cabinet du ministère des Ressources animales et halieutiques (MIRAH), Assoumany Gouromenan, a salué, le mercredi 25 février 2026 à Abidjan-Plateau, les résultats des études techniques menées par l'Organisation internationale pour les Migrations (OIM) dans les régions du Bounkani et du Tchologo, au nord-est de la Côte d'Ivoire.
Présentés lors d'un atelier de restitution, ces travaux visent à renforcer la planification territoriale, orienter les investissements prioritaires et soutenir une gestion concertée, inclusive et durable des ressources naturelles et des risques, afin de renforcer la résilience et la cohésion sociale dans ces zones frontalières.
Les études reposent sur des technologies avancées, notamment l'imagerie satellitaire, les bases de données géospatiales, la télédétection et des analyses géophysiques. Elles s'inscrivent dans le cadre du projet intitulé : « Renforcer la résilience communautaire grâce à une gestion optimisée des ressources naturelles et de l'eau et la préparation aux catastrophes à travers l'utilisation de technologies satellitaires ».
Mis en œuvre par l'OIM avec l'appui financier du gouvernement du Japon, le projet repose sur une approche intégrée combinant gestion des ressources en eau, agriculture, pastoralisme et réduction des risques naturels, quatre secteurs étroitement liés à la stabilité et au développement de ces régions.
Selon le directeur de cabinet du MIRAH, ces études devraient contribuer à prévenir et à résoudre les conflits récurrents entre agriculteurs et éleveurs, ainsi qu'entre communautés villageoises et éleveurs transhumants. « La question de la transhumance constitue aujourd'hui un défi majeur pour la Côte d'Ivoire, car elle menace les exploitations agricoles et la coexistence pacifique dans certaines localités », a-t-il indiqué.
Pour sa part, le chef de mission de l'OIM, David Preux, a souligné que l'atelier visait à réunir les expertises afin d'aboutir à une compréhension commune de la situation dans le nord du pays. Il a évoqué les mouvements de population, notamment la transhumance, les déplacements de populations, et leur impact sur l'accès aux services de base ainsi que sur la pression exercée sur les ressources naturelles. L'objectif, a-t-il précisé, est de transformer ces facteurs de tension en opportunités de développement durable.
Pour rappel, les régions du Bounkani et du Tchologo sont confrontées à des défis croissants liés à l'insécurité, à la dégradation environnementale et aux pressions socio-économiques.
L'atelier, qui s'est achevé le 26 février, a réuni des représentants de plusieurs ministères, des autorités administratives et locales, des partenaires techniques et financiers, des agences du système des Nations Unies, des organisations non gouvernementales ainsi que des acteurs de la société civile.
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