Putsch manqué de septembre 2015 au Burkina Faso : Le ministre Burkinabé de la défense accable Soro


Chérif Sy a fait des révélations sur l'implication présumée de Guillaume Soro dans le coup d'Etat manqué au Burkina Faso, en septembre 2015.
  • Source: linfodrome.com
  • Date: sam. 16 mars 2019
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Selon Chérif Sy, l'actuel ministre burkinabé de la défense, président du parlement de transition (Cnt) au moment du coup d'Etat manqué de septembre 2015 au Burkina, Guillaume Soro avait reconnu sa voix sur la bande sonore. L'ancien président de l'Assemblée nationale de Côte d'Ivoire, Guillaume Soro aurait confié à M. Sy, que c'est lui qui conversait avec Djibrill Bassolé sur la bande sonore, dans l'affaire dite des écoutes téléphoniques.

L'ancien président du parlement de transition (Cnt), Chérif Sy, a livré (mercredi 13 mars 2019, Ndlr) sa version des faits, en qualité de témoin à la barre du tribunal militaire qui juge 84 personnes, pour leur implication présumée dans le putsch manqué de septembre 2015, se prononçant au passage sur cette affaire qui avait défrayé la chronique et suscité une polémique dans les deux pays.

« Les gens se sont focalisés sur Guillaume Soro, mais il y avait d'autres personnalités » impliquées dans de coup d'Etat manqué, qui avait fait 14 morts et 270 blessés, a déclaré d'entrée Cherif Sy, sans jamais dévoiler les noms de ces « autres personnalités ».

« Si Soro me dit que c'est lui qui a dit. Je suis surpris que des gens viennent dire que ce sont de fausses écoutes », a-t-il poursuivi, en réponse à une question du parquet.

16 minutes et 32 secondes. C'est la durée de cette conversation au cours de laquelle les deux personnes, présentées comme Guillaume Soro et Djibrill Bassolé, ancien ministre des Affaires étrangères du Burkina, évoquaient leur plan pour relancer le coup d'Etat raté du général Gilbert Diendéré contre le régime de transition.

« On frappe dans une ville, en haut quelque part là-bas. On récupère un commissariat, une gendarmerie… eux ils vont fuir, ils ne peuvent pas résister, et comme on me dit que l'armée est autour de Ouagadougou, l'armée va vouloir se réorganiser pour aller vers là-bas… », expliquerait Guillaume Soro, tandis que Djibrill Bassolé acquiescerait par de simple « hein, hein ».

« Il y a deux personnes chez vous là, que moi je ne laisserai jamais, Bassolé, dit alors son interlocuteur. En tous cas, quand on va finir tout ça là, ces deux personnes là, tu dois accepte (...)

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