Débat sur le F Cfa, Roch Kaboré se démarque : « Nous pouvons avoir notre monnaie sans la France »


Roch Kaboré s'est déclaré formellement pour la mise en place de la monnaie de la Cedeao
  • Source: linfodrome.com
  • Date: dim. 05 nov. 2017
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Invité de la rédaction de radio France internationale, ce dimanche, Roch Kaboré a affiché sa position de rupture d'avec le franc Cfa en Afrique.

Le président du Burkina Faso, Roch Marc Christian Kaboré compte parmi les partisans de la rupture avec le franc Cfa en Afrique francophone. Invité de la rédaction de radio France internationale (Rfi) ce dimanche, le chef de l'Etat burkinabé n'a pas usé de langue de bois sur la question inscrit au débat. Roch Kaboré a formellement pris le contre-pied de ceux qui craignent qu'un monnaie autonome des pays concernés par le F Cfa pourrait être source de déstabilisation.

Répondant à une question des journalistes français sur le F Cfa comme bouclier de stabilité de ces pays, le président du pays des hommes intègres y va sans ambages : « Nous pouvons changer les règles du jeu. Je peux vous assurer qu'au niveau de la Cedeao, nous avançons. Nous pouvons avoir notre monnaie sans forcément la France. Nous devons travailler sur les aspects techniques. C'est une urgence pour nous, puisque la Cedeao est en train de travailler là-dessus ».

Ne craint-il pas une faiblesse des échanges liée à un changement de monnaie ? Nenni, répond Roch Kaboré. La faiblesse des échanges n'est pas forcément une question monétaire. Il y plusieurs facteurs qui rentrent en ligne de compte dont le transports, les infrastructures, etc., fait-il entendre.

L'invité de Rfi a invité les acteurs concernés à sortir du débat classique portant sur l'indépendance politique et de la monnaie. Ces débats, soutient-il, ne sont pas nouveau. Mais, suggère le président burkinabé, « il faut qu'on avance ». Avancer, non pas pour que chaque pays se dote de sa propre monnaie, mais plutôt dans le cadre de la Cedeao pour penser une devise plus solide. « Les bases ne sont pas solides pour le faire (une monnaie nationale, Ndlr), mais il y a la monnaie de la Cedeao qui est un projet en cours », fait noter avec optimisme Roch Kaboré.

Autre sujet que le président du Burkina a abordé, l'interpellation en France et l'extradition du frère cadet de Blaise Compaoré, (...)

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