Téléphonie mobile : Dur, dur pour les gérants de cabines
Leur cri du coeur aux opérateurs et au gouvernement

  • Source: linfodrome.com
  • Date: mer. 15 mars 2017
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Plus de 85 000 jeunes et adultes sont des gérants de cabines téléphoniques en Côte d'Ivoire, c'est-à-dire des points de transfert d'unités.

Assis sous un parasol ou parfois sans abris, munis de caisses sur lesquelles sont marquées des indications : cabines, appels, transfert d'unités ou d'argent, ils exercent cette activité de jour comme de nuit. Ils travaillent dans des conditions difficiles et sont parfois installés à des coins de rues, au péril de leur vie ; et certains parmi eux sortent même dimanche, de 6h à 23h, voire 24h. Selon l’Association des gérants de cabines téléphoniques de Côte d’Ivoire (Agect-Ci), ce secteur, pourvoyeur d'emplois directs, joue un rôle important dans le développement économique de la Côte d'Ivoire.

Cela est perceptible à travers les flux importants de ressources financières générées par les différentes transactions. Un document mis à notre disposition, dimanche 12 mars 2017, par l'Agect-Ci, donne un aperçu de cette réalité : « Nous tenons à vous présenter les chiffres d’affaires de nos partenaires et vous faire savoir qu’ils sont portés à 80% par les gérants de cabines et à 20% par les mobile money. Ainsi, le réseau Orange, par exemple, compte au 31 décembre 2016 12 406 555 abonnés dont 5 187 984 ont ouvert un compte orange money ; avec 12 331 482 abonnés pré-payés, soit 99,39% des abonnés », a expliqué cette organisation.

Et d'ajouter qu'avec « un chiffre d’affaire annuel de 328 milliards de Fcfa, Orange est classée 3e avec 32 milliards de F cfa de bénéfices au Top 500 des entreprises en Côte d’Ivoire, après la Sir et la Cie ». Contrairement aux opérateurs de sociétés de téléphonie, les gérants de points de transfert d’unités et d’argent, qui sont au cœur de ces opérations de transfert, ne bénéficient réellement pas des retombées, au regard, disent-ils, de la marge bénéficiaire à eux accordée. En effet, l'Agect-C a rapporté qu'un gérant de cabine gagne un bénéfice journalier de 385 F cfa sur 10 000 F cfa, après avoir transféré pèle-mêle 200 F cfa, 300F cfa et 500F cfa. Certains, qui se sont confiés à nous, ont relevé qu'avec cette recette, ils n'arrivent pas à manger à leur faim au risque de dépenser le capital de leur business. Aussi vivent-ils, pour la plupart, dans des conditions précaires, souvent sous couvert, chez des tuteurs. Ils sont nombreux à ne pas pouvoir assurer la location d’une maison pour s'offrir un abri et assurer la popote et la scolarisation de leurs enfants.

Des revendications

L’Agect-Ci a donné de la voix, samedi 11 mars 2017, à Treichville, à travers une conférence de presse sur le thème « Amélioration des conditions de vie et de travail des gérants de points de transfert d’unités et d’argent ». Entre autres points évoqués, la symbiose cabine / e-money. Sur la question, cette organisation a indiqué que la transformation de tous les points de transfert d’unités en points de transfert d’unit&eac (...)

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