Interview / Tiken Jah cogne le pouvoir Ouattara : « Je suis déçu »
« Il n'est plus possible de faire trois mandats... »
« Je suis très heureux de retourner en Côte d'Ivoire »

  • Source: linfodrome.com
  • Date: mar. 07 mars 2017
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Invité du journal Afrique du samedi 4 mars 2017 sur Tv5 Monde, Tiken Jah a abordé la question de la réconciliation nationale en Côte d'Ivoire. Tout en marquant sa déception aux politiques pour l'échec de la réconciliation, Tiken Jah s'est dit heureux de pouvoir regagner son pays à l'occasion du Femua 10.

Plusieurs de vos titres sont devenus des hymnes contre les pouvoirs, contre les régimes en place. Ça vous donne, on l’imagine, une grande joie, une grande satisfaction ?

Effectivement, c’est une grande satisfaction parce que justement ces titres-là, on les faits pour dénoncer et pour que le peuple puisse s’en emparer. On peut citer entre autres titres « Le pays va mal », « Y en a marre ». Ce sont des titres qui sont très souvent repris par les manifestants dans les pays africains et même quelques fois à Paris.

 

C’est la vraie victoire, la vraie réussite quand on est un artiste engagé ?

Oui, c’est la vraie victoire parce que de toute façon c’est la mission du reggae. Partout dans le monde, il y a des titres de Bob Marley qui sont repris dans des manifestations. C’est donc la mission du reggae et effectivement, quand je vois ça, ça me fait plaisir.

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On va parler de votre de votre actualité. Tiken Jah avec votre nouvel OP, quatre morceaux dont trois inédits et un titre phare « 3ème dose ». Alors, « 3ème dose » c’est le 3ème mandat, le pouvoir c’est une drogue pour les chefs d’États africains ?

Oui, quand on voit la façon dont certains chefs d’États se comportent, on peut penser qu’effectivement c’est une drogue. Il y a en a qu’on est obligé d’aller décrocher tellement qu’ils s’accrochent au prix de 46 morts, 50 morts, même 100 morts. Parfois, ils ne quittent pas d’ailleurs. Et je ne pense pas qu’on puisse être normal et rester comme ça pendant qu’il y a des gens qui sont tuées.

 

Alors, ce titre vous l’avez enregistré avec Lexxus Legal qui est un jeune artiste congolais. C’est quelqu’un qui a le même niveau d’engagement que vous ?

Très très engagé. Lexxus, c’est l’un des artistes très engagés dans cette région et c’était important qu’on fasse des choses ensemble. C’est pas la première collaboration d’ailleurs. On a déjà fait un titre sur son album. Ça devait être en novembre dernier je crois. C’est donc important qu’on ai des collaborations ensemble pour que nous puissions joindre nos voix pour dénoncer ensemble.

 

L’Afrique n’est pas morte, elle est en panne…

L’Afrique est vivante, elle n’est pas morte et ce sont les politiques qui nous mettent en panne. Sinon, l’Afrique est dans un processus normal. Nos ancêtres ont combattu l’esclavage, nos parents ont combattu la colonisation. La mission de notre génération, c’est de tout faire pour installer la démocratie qui est la stabilité. Et les politiques nous créent beaucoup de problèmes au prix de…

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Il y a quand même des rayons de soleil, au Burkina Faso, en Afrique de l’Ouest la démocratie commence à tendance à aller de mieux en mieux et c’est l’Afrique Centrale qui reste l’une des zones les plus grises (...)

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