Gagnoa / Menaces terroristes : L'application d'un arrêté municipal pose problème
Des propriétaires d'hôtels, maquis, bars, et le Préfet de police à couteaux tirés

  • Source: Soir Info
  • Date: sam. 26 mars 2016
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L'ambiance que nous avons vécue dans les rues de Gagnoa, la capitale du Goh, le mercredi 23 mars 2016, aux environs de 23 h, ressemblait trait pour trait à celle vécue par la Côte d'Ivoire pendant les années de crise militaro-politique.

Des rues désertes, des populations regagnant leur domicile au pas de course... C'est que depuis bientôt deux semaines, le Préfet de police du district du Goh-Djiboua, le commissaire divisionnaire, Kamagaté Zoumana, a décidé d'instaurer un couvre-feu dans la commune de Gagnoa, en application d'un arrêté du maire Medji Bamba. Selon l'autorité policière, qui s'adressait à la presse, le mardi 22 mars 2016, cet arrêté a été pris depuis 2015. Et, il impose des heures d'ouverture et de fermeture aux propriétaires des établissements de nuit, les jours ouvrables. Cela, pour éviter de perturber les riverains. Cette mesure, qui n'était pas appliquée depuis sa signature par l'autorité municipale, a été ressuscitée. Compte tenu de la situation sécuritaire devenue préoccupante, surtout après l'attaque terroriste survenue le 13 mars 2016 sur les plages de Grand-Bassam, le patron de la sécurité de la ville de Gagnoa, a décidé de mettre maintenant en application cette mesure. « Compte tenu de la situation que nous vivons, chacun prêche pour sa chapelle. C'est pour cela ici à Gagnoa, nous avons décidé de prendre certaines mesures. Celles-là concernent les patrouilles dans les coins sensibles, et surtout faire appliquer l'arrêté municipal portant réglementation des animations sonores, et des heures d'ouverture et de fermeture des établissements de nuit, intensifier aussi les rafles, activer nos réseaux de renseignements, et collaborer franchement avec les responsables des hôtels parce que quand les terroristes viennent dans une ville, ils ne dorment pas dehors, ce sont les hôtels qui les accueillent», a précisé le Préfet de police. Il a ajouté que l'arrestation récente de 7 individus, qui avaient pour mission de voler des bœufs dans la ville de Gagnoa, a été possible grâce à cette collaboration sincère entre les patrons d'hôtel et la police. C'est pour cette raison, il a invité la population, et surtout les responsables des établissements de nuit, à collaborer avec la police. Selon lui, la loi est certes dure, mais c'est la loi, et il faut la respecter à la lettre. Ce message, même s'il est compris par tous, provoque tout de même des grincements de dents dans le camp des responsables des maquis, bars et hôtels de « Tahiti » (le nom do (...)

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