Menace terroriste en Afrique de l'ouest : Les Forces spéciales ivoiriennes montent en puissance
Ce que réclament les militaires de l'ONUCI
Les cibles visées


Des unités spéciales sont sur leurs gardes.
  • Source: Soir Info
  • Date: jeu. 21 janv. 2016
  • Visites: 4689
  • Commentaires: 0
Si l'attaque de l'hôtel Radisson Blu de Bamako, le vendredi 20 novembre 2015, a suscité des commentaires et des réunions de mise à niveau, celle de l'hôtel Splendid de Ouagadougou (Burkina Faso), dans la nuit du vendredi 15 janvier 2016, a mis « en branle » les autorités sécuritaires ivoiriennes, qui viennent d'activer le plan le plus élevé de surveillance.

Le samedi 16 janvier 2016, le président Alassane Ouattara a condamné « énergiquement » l'attentat perpétré dans la capitale burkinabé. Au-delà de cette condamnation, le président de la République de Côte d'Ivoire, par ailleurs, président du Conseil national de sécurité (Cns), n'est pas resté inactif. Selon nos sources, il a évalué les résultats dudit conseil,  avant de demander plus de vigilance, et même des résultats. Cette déclaration du chef suprême des armées est complétée par la sortie, le lundi 18 janvier 2016, du nouveau ministre de la Défense, Richard Donwahi, qui a demandé d'être sur le qui-vive. Qui connaît ce spécialiste en désarmement et fin connaisseur de la situation sécuritaire ouest-africaine, devrait prendre très au sérieux la situation volatile. Aussi, les chefs des grands commandements ont-ils actionné leurs éléments pour  sécuriser les lieux sensibles, les lieux publics et les endroits les plus fréquentés, en dehors de ceux qui étaient déjà sous protection après le vendredi 13 novembre 2015, où des attaques ciblées ont visé Paris, la capitale française. Pour ce travail colossal, toutes les unités d'intervention ont été impliquées, à savoir la Compagnie républicaine de sécurité (Crs), la Brigade anti-émeute (Bae), les escadrons de gendarmerie. Ces élements feront des patrouilles pédestres et surtout motorisées, visibles comme discrètes. Ils sont complétés par les éléments du Centre de coordination des décisions opérationnelles (Ccdo) et du centre opérationnel de camera de surveillance  de la ville d'Abidjan. Depuis le lundi 18 janvier 2016, une bonne partie de cette feuille de route a été mise à exécution, à travers le déploiement de plusieurs éléments de ces unités d'intervention des casernes d'Abidjan-sud, autour de plusieurs réceptifs hôteliers, de Port-Bouët au Plateau.

 

Noyau dur

Ce dispositif quelque peu visible, est appuyé par le noyau dur. Celui constitué par  les services de renseignements et de recherches de la gendarmerie, de la police et de l'armée. Il leur est demandé de faire moins de bruits, mais d'obtenir plus de résultats. C'est pourquoi ils ont été essaimés à plusieurs endroits. Viennent ensuite les unités spéciales. D'abord, la plus ancienne et la plus redoutable, c'est-à-dire l'Unité d'intervention de la gendarmerie nationale (Uign). En son sein se trouvent presque toutes les spécialités. Calquée sur le modèle français, le Groupe d'intervention de la gendarmerie nationale (Gign), l'Uign a, en son sein, des artificiers, des démineurs, des spécialistes anti-terroristes. En plus, une équipe cynophile y est présente pour détecter avec des chiens dressés, des explosifs, la drogue ou des colis suspects. D'ailleurs, sûr de ses « commandos », le général de corps d'armée, Kouassi Kouakou Gervais, Commandant supérieur de la gendarmerie, avait dit le 4 décembre 2015, que «partout où vous êtes, dans un café ou dans un supermarché, vous avez un gendarme avec vous ». Viennent ensuite les Forces spéciales des Forces républicaines de Côte d'Ivoire (Frci), de corpulences  impressionnantes, qui ont fait leur preuve au nord de la Côte d'Ivoire à la frontière du Mali aux heures chaudes des attaques de la localité malienne  de Fakola par des terroristes. A ces forces, il faut ajouter la nouvelle unité de la Police, la Force de recherche et d'actions de la Police (Frap). Pour son premier fait d'arme à Grand-Lahou, au dern (...)

Lire la suite sur Soir Info


Alassane Ouattara Ccdo Côte d'Ivoire Abidjan Plateau Port-Bouët Paris Mali Ouagadougou Burkina Faso gendarmerie police drogue Forces spéciales café




Educarriere sur Facebook