Côte d'Ivoire-Burkina Faso : Des secrets dévoilés sur les relations difficiles entre les deux pays
Une enquête internationale demandée dans l'affaire de l'écoute téléphonique entre Soro et Bassolé


L'écoute téléphonique entre Guillaume Soro et Djibril Bassolé secoue la Côte d'Ivoire et le Burkina
  • Source: Soir Info
  • Date: sam. 21 nov. 2015
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S'il y a une affaire qui fait couler en ce moment beaucoup d'encre et de salive, aussi bien sur les bords de la lagune Ebrié que sur les rives du fleuve Kadiogo, c'est celle des écoutes téléphoniques qui mettent en cause le président de l'Assemblée nationale ivoirienne, Guillaume Soro, et le général Djibrill Bassolé, dernier ministre des Affaires étrangères de Blaise Compaoré et candidat recalé à l'élection présidentielle au Burkina Faso.

Si du côté burkinabè, les autorités ne sont pas passées par quatre chemins pour mettre le général Djibrill Bassolé aux arrêts, bien avant la diffusion du document qui circule sur les réseaux sociaux, pour complicité présumée avec les putschistes de l'ex-Rsp, du côté d'Abidjan, le Front populaire ivoirien (Fpi) a demandé l'ouverture d'une enquête parlementaire. Et ce, pour faire la lumière sur les graves allégations qui sont faites, au-delà du coup d'Etat contre les institutions du Burkina Faso, sur la mort de Désiré Tagro, un proche de Laurent Gbagbo, mortellement touché lors de l'attaque du palais présidentiel qui a abouti à la capture du Woody, et sur celle de Ibrahim Coulibaly, ex-chef de guerre du commando invisible tombé en disgrâce et tué dans des conditions tout aussi obscures. Il est de bonne guerre que le parti de l'ex-président ivoirien se saisisse d'une telle affaire. Et le président de l'Assemblée nationale ivoirienne directement visé, ne devrait pas s'en offusquer,  lui qui ne demande qu'à être blanchi dans une affaire qu'il qualifie du reste, de grossier montage. C'est donc l'occasion pour lui de laver son honneur pour rabattre le caquet à ses détracteurs. Au demeurant, s'il y parvenait, cela pourrait contribuer à réchauffer les relations diplomatiques entre le Burkina Faso et la Côte d'Ivoire, en ce moment au plus mal. Car, nul besoin d'être grand clerc pour observer que celles-ci ont pris un coup de froid, depuis l'insurrection populaire d'octobre 2014, qui a abouti à la perte du pouvoir par Blaise Compaoré dans les conditions que l'on sait. Et ce ne sont certainement pas des accusations de ce genre qui contribueraient à la décrispation au sommet, sans compter les ressentiments à la base au sein des populations. Disons-le tout net, à en juger par certains faits, l'atmosphère est trop polluée entre Abidjan et Ouagadougou, pour qu'on y ajoute d'autres problèmes comme celui des écoutes téléphoniques qui mettent en cause un des personnages-clé du pouvoir ivoirien. En effet, sauf erreur ou omission de notre part, le président Michel Kafando n'a pas officiellement félicité son homologue ivoirien pour sa réélection à la tête de l'Etat ivoirien. De leur côté jusqu'à son échec, les autorités ivoiriennes ne se sont jamais mises dans une posture de dénonciation ni de condamnation ferme et officielle du coup d'Etat du général Diendéré, contrairement à plusieurs pays du continent et même en dehors, qui avaient, à la suite de l'Union africaine, condamné fermement ce putsch que l'organisation panafricaine avait même qualifié d'acte terroriste. Ceci pourrait-il bien expliquer cela ?

 

Ce dont Soro a besoin 

En tout cas, il y a nécessité de prendre cette affaire au s& (...)

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