Réfugiés au Libéria depuis la crise post-électorale : 208 Ivoiriens de retour au pays


(Photo d'archives)
  • Source: Notre Voie
  • Date: lun. 09 mai 2016
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La ministre de la Solidarité, de la Cohésion sociale et de l'Indemnisation des victimes, Mariatou Koné, a visité du 4 au 6 mai, les camps des ivoiriens réfugiés au Liberia.

Accompagnée d'une forte délégation, elle s'est rendue successivement au camp de Bahn, de TPT à Zwedru et de Wlebo à Harper pour les sensibiliser à revenir en Côte d'Ivoire parce que les conditions y sont désormais réunies. «Je suis venue vous porter le message du gouvernement ivoirien, du chef de l'Etat, de tous vos frères et sœurs qui sont là-bas. Si c'est la crise post-électorale qui vous a amenés ici, la guerre est finie. Il faut que vous rentriez tous à la maison parce que le pays vous attend», a-t-elle lancé à chaque étape. La ministre a précisé s'adresser à ses «frères et sœurs» ivoiriens et non à un groupe politique, religieux ou ethnique. «Fiers ivoiriens, le pays nous appelle. Le pays nous attend pour sa reconstruction, la paix est revenue. L'Etat protège tous les citoyens, quels qu'ils soient, votre sécurité sera assurée», a rassuré la ministre. Avant d'insister : «C'est la première fois que l'Etat de Côte d'Ivoire déplace un membre du gouvernement pour venir vers vous. Je pense que c'est une opportunité à saisir. Je suis venue vous chercher. Vous n'avez plus de raison de rester ici. En tout cas, la crise post-électorale ne doit plus être la raison qui motive votre présence ici. Toutes les structures sont mises en place au pays pour vous accueillir». Toutefois, a-t-elle relevé, «si quelqu'un veut rester au Liberia parce qu'il s'y sent bien, personne ne peut l'obliger à rentrer. Mais ce ne sera plus pour des raisons liées à la crise».

Dans un tel cas, a averti la ministre de la Solidarité, de la Cohésion sociale et de l'Indemnisation des victimes, une telle personne n'aura plus droit au statut de réfugié, et de ce fait, perdra le traitement du Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR). Elle a fait remarquer que, malgré la fin des opérations de la CONARIV, le Chef de l'Etat a ordonné l'ouverture d'un guichet spécial pour que les réfugiés soient pris en compte dans le processus de réparation.

Elle a dit « Yako» (sa désolation, Ndlr) à ceux qui ont tout perdu et demandé pardon pour tout ce qui a bien pu se passer, mais elle a insisté pour dire aux réfugiés ivoiriens qu'il faut pardonner et rentrer au bercail. Mariatou Koné a exprimé la reconnaissance du Chef de l'Etat ivoirien, de son gouvernement et du peuple ivoirien aux autorités et au peuple libériens pour l'hospitalité accordée à ces ivoiriens en détresse.

Les porte-parole des réfugiés, Stéphanie Gondo (Bahn), Koukou Hervé (TPT, Zwedru) et Elizabeth Kouya Nogbado (Wlebo, Harper) ont tous annoncé leur volonté de revenir au pays sans condition. Ils ont dit leur gratitude au chef de l'Etat et remercié Mariatou Koné pour la simple raison que c'est la première fois qu'un membre du gouvernement échange avec eux. De manière symbolique, 208 réfugiés (105 à Harper et 103 à Zwedru) sont retournés au pays à la faveur de cette visite. 

Vincent Deh




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