Burkina Faso : Roch Kaboré a prêté serment en présence de Ouattara, hier


Roch Marc Christian Kaboré a invité tous les Burkinabè à un "véritable changement de mentalité et de comportement" (Photo DR)
  • Source: linfodrome.com
  • Date: mer. 30 déc. 2015
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Roch Marc Christian Kaboré a prêté serment mardi 29 décembre 2015 comme neuvième président du Burkina Faso, mettant ainsi fin au régime de transition qui a suivi la chute en octobre 2014 de l'ex-président Blaise Compaoré.

Le nouveau président a invité tous les Burkinabè à un "véritable changement de mentalité et de comportement" pour "réformer les institutions et moderniser l'administration pour plus de justice sociale, de démocratie, de liberté".

"L'incivisme, la remise en cause de l'autorité de l'Etat et d'une manière générale, le non-respect de la loi par les citoyens et les personnes morales doivent cesser immédiatement", a-t-il affirmé lors de la cérémonie d'investiture.
A 58 ans, M. Kaboré prend la tête de ce pays à l'histoire ponctuée de coups d'Etat pour un mandat de cinq ans renouvelable une fois, devenant ainsi le troisième chef d'Etat civil sur les neuf qu'a connus ce pays pauvre d'Afrique de l'ouest, a rappelé Michel Kafando, le président de la transition.
"C'est le triomphe de l'alternance, de la démocratie et de la liberté", a déclaré M. Kafando.
Son élection le 29 novembre au premier tour avec 53,46% des voix avait été saluée par la communauté internationale. Son principal rival, Zéphirin Diabré (29,62% des suffrages) et les autres perdants du scrutin s'étaient empressés de reconnaître sa victoire.
Les chefs d'Etat de Côte d'Ivoire, Mali, Niger, Sénégal, Bénin, Gabon, Ghana et Guinée ont assisté à la cérémonie de prestation de serment et d'investiture au Palais des Sports de Ouaga-2000.
Le nouveau président a fait son entrée sous les acclamations de plus 5.000 officiels et partisans du nouveau régime, scandant "prési, prési", pour rendre d'abord un hommage aux "héros" de l'insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014 et à ceux du putsch manqué des 16 et 17 septembre 2015, dont "le sang versé a contribué à forger le destin du Burkina".

Mi-septembre, à 48 heures du début de la campagne électorale, l'ancien bras droit de Compaoré, le général Gilbert Diendéré, avait tenté un coup de force, finalement repoussé par une résistance populaire soutenue par une partie de l'armée.

 

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