Afrique du Sud : de l'apartheid à la xénophobie !

  • Source: L'Inter
  • Date: mar. 21 avr. 2015
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Depuis le début de ce mois d'avril, un vent de xénophobie souffle sur l'Afrique du Sud.

Des ressortissants de pays africains, (Mozambicains, Somaliens, Zimbabwéens, Congolais, Burundais, Botswanais et autres), sont pourchassés, frappés ou tués, leurs maisons et petits commerces pillés. Ils sont nombreux, à avoir trouvé refuge dans des postes de police, des mosquées, et sous des tentes dressées par les autorités.

Pour celui qui connaît l'histoire de ce pays, dont la population est une mosaïque de races (Noirs, Blancs, Métis, Indiens, Asiatiques), la scène qu'offrent nos ''frères''(? ) sud-africains, est inconcevable, pour deux raisons historiques fondamentales. La première est naturellement la composition de la population sud-africaine, un véritable melting-pot. C'est ce brassage complexe de gens de toutes les couleurs venues d'horizons divers et parfois très lointains, qui a valu à l'Afrique du Sud, le surnom de ''Nation arc-en-ciel''. La deuxième raison, c'est le douloureux passé de ce peuple, qui a connu ce qu'on a appelé l'apartheid, la ségrégation raciale entre Blancs et Noirs.

Pendant 43 ans, de 1948 à février 1991, le gouvernement sud-africain a mis en place une loi imposant la séparation territoriale systématique entre les Blancs et les autres groupes ethniques du pays. Ce système inspiré du nazisme, interdisait les mariages mixtes. Bref, l'apartheid consacrait la domination de la minorité blanche sur les 3/4 des populations noir, métis ou hindou. Libéré depuis un quart de siècle de ce système abject, le pays de Nelson Mandela, le héros de la lutte anti-apartheid, est aujourd'hui dirigé par l'Anc, un parti à majorité noire. Ironie du sort, c'est sous ce pouvoir que des Africains sont aujourd'hui pourchassés et tués. Les violences xénophobes qui secouent Durban et qui se sont étendues à Johannesburg depuis le début de ce mois d'avril, ont déjà fait une demi-douzaine de morts et quelque 5000 déplacés parmi les ressortiss (...)

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