Après Ebola : Une autre fièvre hémorragique est à nos portes
Déjà plusieurs morts
Comment se protéger


(Photo d'archives)
  • Source: Soir Info
  • Date: lun. 01 fév. 2016
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La fièvre hémorragique de Lassa, qui sévit en ce moment au Nigéria, a déjà fait, cette année, plus de 70 morts et des centaines de cas suspects, selon plusieurs sources. Cela, après la fièvre hémorragique à virus Ebola qui a fait des milliers de victimes, dans la sous-région ouest-africaine, en trois ans.

La fièvre Lassa continue d’étendre ses tentacules.  Mais aucun cas n’a encore été enregistré en Côte d’Ivoire. Et la ministre de la Santé, Raymonde Goudou Coffie a indiqué, le jeudi 28 janvier 2016, lors de l’inauguration d’une antenne de l’Institut national d’hygiène publique (Inhp)  à Abobo, qu’il y aura une riposte appropriée, au cas où la maladie ferait son apparition en Côte d’Ivoire.  Ce qui est possible en raison des trafics routiers dans la sous région qui peuvent être de grandes sources de propagation de la fièvre. Quand on sait que dans des cars, voitures ou marchandises, se cachent des rats, que tous les jours, ces engins traversent les frontières, du Nigéria en Côte d’Ivoire,  et que ces rongeurs passent sur des produits destinés à la vente dans des épiceries et boutiques de quartiers, il y a lieu de s’inquiéter. De fait,  à en croire l’Organisation mondiale de la santé (Oms), la fièvre de Lassa est une zoonose, ce qui signifie que l’homme est contaminé par contact avec des animaux infectés ou avec des aliments, des articles ménagers contaminés par l’urine ou les excréments de rongeurs. Le réservoir animal, ou hôte du virus est un rongeur du genre Mastomys, communément appelé «rat à mamelles multiples». L’infection ne le rend pas malade, mais il excrète le virus dans ses urines et ses excréments.Le virus peut aussi se transmettre d’homme à homme par contact direct avec le sang, l’urine, les excréments ou autres sécrétions organiques d’une personne contaminée. La durée d’incubation varie de 6 à 21 jours. Quand la maladie est symptomatique, le début des manifestations cliniques est en général progressif, avec de la fièvre, une faiblesse généralisée et un mauvais état général. Après quelques jours, les malades peuvent présenter des céphalées, une irritation de la gorge, des myalgies, des douleurs thoraciques, des nausées, des vomissements, des diarrhées, une toux et des douleurs abdominales. Dans les cas graves, un œdème de la face, une pleurésie, une hémorragie buccale, nasale, vaginale ou digestive et une hypotension peuvent apparaître. Une protéinurie est possible. À un stade tardif, on peut trouver un état de choc, des convulsions, des tremblements, une désorientation pouvant aller jusqu'au coma. La surdité survient chez 25% des malades qui survivent à la maladie. 

 

Les chats 

La moitié d'entre eux recouvrent en partie l'ouïe au bout d'un à trois mois. On peut observer des chutes de cheveux passagères et des troubles de la marche au cours de la convalescence. Dans les cas mortels, le décès survient généralement dans les 14 jours qui suivent l’apparition des symptômes. La pathologie est particulièrement grave lorsqu’elle se déclare en fin de grossesse, le décès de la mère et/ou du fœtus survenant dans plus de 80% des cas observés durant le troisième trimestre. Mais ce qui effraie, c’est qu’environ 80% des personnes contaminées par le virus de Lassa n’ont pas de symptômes. Et une infection sur cinq entraîne une atteinte sévère de plusieurs organes comme le foie, la rate et les reins. Soulignons que le virus à l’origine de la fièvre hémorragique de Lassa, décrit pour la premi&egr (...)

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