Côte d'Ivoire : le gouvernement justifie l'incarcération de Dano Djedjé, Hubert Oulaye et Justin Koua


(Photo d'archives)
  • Source: AFP
  • Date: mer. 06 mai 2015
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L'incarcération mardi de trois cadres du parti de Laurent Gbagbo, en pleine crise alors que l'ex-président ivoirien est détenu par la Cour pénale internationale (CPI), "s'imposait" au gouvernement ivoirien, a déclaré mercredi son porte-parole.

Interpellés lundi, les trois hommes comptent parmi les organisateurs le 30 avril d'une réunion de "frondeurs" ayant désigné M. Gbagbo "président" du Front populaire ivoirien (FPI), une démarche jugée sans "aucune valeur" par la direction de ce parti divisé à l'approche de la présidentielle d'octobre.

"Le gouvernement lui-même regrette d'avoir à prendre ce type de décisions qui s'imposent à lui (...)", a expliqué lors d'une conférence de presse Bruno Koné, le porte-parole du gouvernement.

Mais "si une personne enfreint volontairement les lois et se comporte d'une façon qui trouble sciemment l'ordre public, le gouvernement prend les dispositions appropriées (...)", a justifié M. Koné.

Les trois responsables interpellés, les ex-ministres Sébastien Dano Djedjé et Hubert Oulaye, ainsi que Justin Koua, un responsable de la jeunesse du parti pro-Gbagbo, ont été placés mardi sous mandat de dépôt.

MM. Djedjé et Koua sont notamment poursuivis pour "violence et voies de faits sur les forces de l'ordre", alors que M. Oulaye, un ancien député de Guiglo (ouest), est accusé de "complicité d'assassinat de militaires de l'Onuci dans l'ouest du pays", selon leur avocat Rodrigue Dadjé.

Sept Casques bleus nigériens de l'Opération de l'ONU en Côte d'Ivoire (Onuci) et huit civils avaient été tués en juin 2012 non loin de Guiglo.

Le FPI s'enfonce dans la crise à quelques mois de la présidentielle d'octobre, un scrutin jugé crucial pour la stabilité du pays et dont le président sortant Alassane Ouattara est le grand favori.

Un camp, derrière le président du FPI Pascal Affi N'Guessan, veut présenter un candidat à la présidentielle. Mais le camp rival refuse un tel scénario et fait de la libération de M. Gbagbo "le coeur de la stratégie de lutte du parti".

Laurent Gbagbo est écroué depuis fin 2011 à La Haye, où il doit être jugé par la CPI pour des "crimes contre l'humanité" présumés commis lors de la crise postélectorale de 2010-2011, qui fit plus de 3.000 morts.

ck/jf/hba




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