La police chasse Anaky Kobéna du siège du MFA : Ses collaborateurs humiliés - La surprise que prépare l'ex-ministre du Transport


Une vue des policiers devant le siège du Mfa.
  • Source: L'Inter
  • Date: vend. 10 avr. 2015
  • Visites: 3935
  • Commentaires: 1
«Les membres du bureau politique sont au nombre de 81, certains dissidents y compris….». Le secrétaire général du Mouvement des forces d'avenir (Mfa), Angui Pascal, n'a pas eu le temps de terminer ses propos suite à des questions que lui ont posées des journalistes qu'il a été coupé net par les policiers.

C'est une escouade d'éléments de la police nationale qui a été déployée, hier mercredi 8 avril, au siège de ce parti où les collaborateurs du président Innocent Anaky Kobéna devaient animer une conférence de presse. «Monsieur le secrétaire général, il faut arrêter la conférence de presse», a d'abord indiqué un policier, qui devait être l'officier de service. «Prenez vos téléphones, tout le monde dehors. C'est terminé, prenez vos téléphones, tout le monde dehors. On va fermer le siège», intervient d'une voix grave et ferme, un autre agent des forces de l'ordre, vraisemblablement plus gradé.

L'atmosphère, déjà crispée au siège du Mfa où pro et anti Anaky Kobéna se livrent une bataille féroce pour le contrôle du parti, se réchauffe encore plus. Littéralement vidés des lieux, le secrétaire général et ses proches vont poursuivre leur conférence de presse dans un restaurant, face au siège. Bien avant, sentant les choses venir, M. Angui lâche: «c'est la dernière activité du Mfa dans ce siège. Le Mfa a un nouveau siège qu'il compte rejoindre bientôt. Vous serez conviés pour son inauguration».

Si la conférence s'est poursuivie dans une atmosphère quelque peu sereine plus tard, il a fallu batailler pour qu'elle débute au siège du Mfa. Au portail se tenaient des loubards, qui filtraient l'entrée. En face du siège, tout comme à l'intérieur, ça grouillait de policiers. Ce qui en rajoutait à la tension ambiante. C'est dans ce contexte peu serein que le Professeur Pascal Angui a débuté sa conférence de presse, entouré d'autres membres de la direction du Mfa. Il a d'abord fait des précisions. A savoir que Anaky Kobena demeure le président du Mfa, en dépit des déclarations des dissidents conduits par le vice-président, Anzoumana Moutayé. «Nous appelons les camarades dissidents à se ressaisir; ils sont dans le faux, il est grand temps de revenir à la maison. Nous avons des échos de ce qu'ils sont en train de planifier en ce moment», relève Angui Pascal. Se montrant plus sévère, il ajoute: «Le conseil de discipline du parti a d'ores et déjà été saisi et est à pied d'œuvre pour statuer sur ces cas d'indiscipline notoire». Tout ce que les dissidents ont posé comme acte est nul, selon le secrétaire général du Mfa, qui soutient aussi qu'aucun bureau politique ne peut demander l'organisation d'un congrès.

 

Le Rdr soupçonné

M. Angui trouve illogique, en effet, que la branche dissidente veuille convoquer un congrès extraordinaire, de surcroît après un bureau politique qu'elle n'a pas organisé et qu'elle a voulu diriger de force. Il soupçonne le parti au pouvoir, le Rdr, d'être à la base du malaise au sein du parti fondé par Anaky Kobena. Selon ses déductions, la plupart de ceux qui quittent leur parti se retrouvent au Rdr. «Il y a des questions qu'on doit se poser. Pourquoi ne posent-ils pas leurs valises au Pdci? Il y a bien d'autres partis que vous connaissez. Il y a le Fpi, l'Udpci etc. Ce sont des partis bien constitués, responsables. Mais, pourquoi ces personnes qui partent sont-elles toujours dans le même parti? Vous devez-vous poser aussi ces questions», a-t-il relevé.

Au restaurant où la conférence s'est poursuivie (...)



Lire la suite sur L'Inter


Anaky Kobena Pdci Fpi police



Educarriere sur Facebook