Au cours d'une rencontre avec des militants du FPI / Amani Michel tout feu tout flamme : « Assoa Adou est grillé devant, derrière » - « Ouattara est plus fort que nous » - « Bientôt, nous allons interdire toutes les rencontres des autres »


Amani N'Guessan a traité ses adversaires de tous les noms d'oiseaux (Photo d'archives)
  • Source: Soir Info
  • Date: mar. 13 janv. 2015
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Le 5ème vice-président du Front populaire ivoirien (Fpi) chargé de la Défense et de la sécurité du Fpi, Amani N'Guessan Michel était en face d'une centaine de militants de son parti, le samedi 10 janvier 2015, au foyer jeune Viateur de Bouaké.

Il n'y est pas allé avec le dos de la cuillère pour fustiger le comportement de certains de ses compagnons de lutte. En rogne, l'ex ministre de l'Education nationale a lâché  « des bombes ». Amani N'Guessan Michel s'est dressé contre ceux qui pensent que son leader actuel, Pascal Affi N'Guessan, a été corrompu par le régime Ouattara. « …Ceux qui ont été libérés, ils étaient 13, plus Affi N'Guessan, ça fait 14. Alors qu'ils sont 14 à sortir de la prison, on va dire c'est Affi seul qui a fait un deal. Pourquoi Sangaré ne fera pas un deal aussi ? Pourquoi les 13 autres ne feraient pas un deal aussi et que c'est Affi N'Guessan seul qui a fait un deal ? », a-t-il interrogé.

Toujours, selon lui, quand Affi est sorti de prison, Miaka Ouretto et Kodjo Richard sont allés le trouver chez lui et lui ont proposé de rester en dehors de la gestion de leur parti, vu son statut de prisonnier en liberté provisoire ou alors qu'il fasse une consultation juridique pour voir s'il pouvait toujours être le président du Fpi. « Affi a dit : « si je suis sorti de prison, c'est pour prendre mon poste… »Les intérimaires ne voulaient pas quitter leurs postes. Tant qu'il n'y a pas de congrès, Affi N'Guessan est président du Fpi. Et puis, on ne fait pas de coup d'Etat. On ne fait pas de putsch, c'est ça la démocratie…Je ne vais jamais soutenir un coup d'État. C'est pourquoi, je ne suis pas d'accord avec le pouvoir Ouattara », a dit l'ex-ministre de la Défense de Laurent Gbagbo, soulignant que le procès de son maître va durer à La Haye. « Gbagbo n'est pas là. Il est à La Haye. On dit maintenant qu'il va aller en procès. Nous tous, on est convaincus qu'à La Haye, ça va durer. Or, le congrès, c'est tous les trois ans… », a soutenu Amani Michel, martelant qu'ils ne laisseront jamais le Fpi dans les mains d'aventuriers qui traitent aujourd'hui Pascal Affi N'Guessan d'étranger. « C'est Gbagbo Laurent lui-même qui avait dit dans ce pays, que Ouattara était un étranger, au départ. C'est lui qui va nommer un étranger, qui va accepter qu'un étranger soit président du Front populaire ivoirien ? Aujourd'hui, les frondeurs disent qu'Affi s'appelle Tiendrébéogo Kaboré Pascal…Nous sommes un certain nombre de cadres autour d'Affi N'Guessan. Nous avons été soit Directeurs généraux soit nous avons été ministres. On connaît ce que c'est que l'Etat. Nous qui sommes avec Affi aujourd'hui, c'est la crème du Fpi. Nous savons ce que c'est qu'un Etat… », a-t-il affirmé. « Qui sont les autres ? Vous voyez, j'ai de la peine à les désigner (…). Nous, on a Affi N'Guessan qui est notre chef. Qui est leur chef, demandez leur », a souligné l'intervenant, avant de qualifier ses adversaires « d'anarchistes, de patrimonialistes, des messianiques, d'opportunistes et de « has-been » ».

 

« Assoa Adou est grillé devant, derrière »

Pour Amani N'Guessan Michel, ses adversaires ne sont point habités par une once de sagesse. Et c'est pour cette raison qu'il est revenu sur l'arrestation de Laurent Gbagbo. « …Oui, ça fait mal, mais il faut surmonter la souffrance, il faut surmonter les sentiments, il faut surmonter les  émotions et puis parler avec Ouattara pour voir comment on peut libérer Gbagbo, pour voir comment on peut libérer tous les prisonniers. Les autres disent non, non, ce que Ouattara nous a fait, ça fait trop mal. Ça fait mal, mais tu vas faire comment ? », a-t-il interrogé avant de poursuivre  « On n'était à la maison, papa Gbagbo était là, les oncles, tout le monde, Maman Simone, tout le monde était là. La Police, la Gendarmerie, les militaires, ils étaient avec nous. Ils étaient sous notre commandement. Et puis quelqu'un est venu, il nous a  balayés. Il a pris  papa devant nous tous, ça ne s'est pas passé derrière quelqu'un. On était tous là et puis ils ont pris Gbagbo pour l'envoyer à Korhogo et puis à La Haye. Ça veut dire qu'il est plus fort que nous. Et puis, au moment où il nous l'a enlevé, la Police, la Gendarmerie, les militaires étaient avec nous et il nous a fait çà. C'est en ce moment là, il a enfermé papa dans une chambre et puis il a la clé dans sa poche et il est assis devant la chambre…Et puis des enfants disent : « mes frères, allons on va le frapper et puis on va prendre la clé ». Cet enfant qui parle comme ça, est-ce qu'il est normal ? On était tous réunis en famille, le type là est venu et il nous a frappés tous et puis il a pris papa et il est allé le mettre là-bas et il a la clé dans sa poche. Maintenant que tu es diminué et que tu n'as plus Police, ni Gendarmerie, ni militaire. Rien. C'est comme un lion édenté. Il faut donc négocier », a dit le cadre du Fpi.

A suivre Amani Michel, « ce qui se passe aujourd'hui au Fpi, est similaire à la rébellion ivoirienne. C'est la même chose. Ils ont bien &eacut (...)

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