Fétiches, supporteurs trop exigeants,... : Gadji Celi explique l'échec de la Côte d'Ivoire à la CAN 84

  • Source: linfodrome.com
  • Date: sam. 08 juil. 2023
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Gadji Celi, ancien footballeur ivoirien ayant disputé la CAN 1984 en Côte d'Ivoire, a fait des révélations sur l'échec des Eléphants à cette compétition à domicile.

Il y a 39 ans, la Côte d'Ivoire organisait pour la première fois, la Coupe d'Afrique des nations de football. A l'époque, seuls 8 nations participaient à la compétition. Et la sélection ivoirienne ne voulait pas faire de la figuration. Pourtant, la Côte d'Ivoire est éliminée au premier tour et quitte le tournoi sans crier gare. Gadji celi, alors âgé de 23 ans fait partie des joueurs sélectionnés. Même s'il deviendra 8 ans plus tard, le premier capitaine ivoirien à soulever le trophée continental, l'homme est revenu sur les raisons de l'échec à domicile.

Gadji Celi fait des révélations

Pour s'assurer de gagner, des dirigeants de l'équipe nationale auraient notamment eu recours aux fétiches. Dans une interview exclusive à Fraternité Matin dans sa parution de ce vendredi 7 juillet 2023, Gadji Celi raconte :   

 « Toutes les équipes africaines ont recours aux fétiches. Mais ce n'est pas ça qui fait le football. Avec les Eléphants, il n'y a pas, de toutes les compétitions auxquelles j'ai participé, de rendez-vous qui ait été aussi mystiquement préparé que la CAN Côte d'Ivoire 84. Même dans les avions qui nous emmenaient aux matches amicaux, il y avait des féticheurs », se souvient-il.

On a vu le bœuf qui était en pleine forme tomber sous nos yeux. Nous avons fait tout cela, mais nous n'avons pas été qualifiés pour le second tour en 1984

« Une fois, on nous a envoyé un féticheur à l'entrainement. Il avait une bassine d'eau froide. Devant nous, il s'est mis à faire des incantations et au fur et à mesure qu'il se concentrait, l'eau bouillait. Après cela, on peut douter de son pouvoir ? Quelqu'un qui fait bouillir l'eau froide… Il y a aussi l'anecdote d'un autre féticheur venu avec un bœuf bien vivant. Mais qui va sombrer au rythme des incantations. On a vu le bœuf qui était en pleine forme tomber sous nos yeux. Nous avons fait tout cela, mais nous n'avons pas été qualifiés pour le second tour en 1984 », déplore Gadji Celi.

Un échec cuisant

Il y a certes eu, des préparations « mystiques », mais sur le plan sportif, la sélection ivoirienne a abordé la compétition avec « un excès de confiance ». Dès le match d'ouverture, les Eléphants ont corrigé les Eperviers du Togo 3-0. Lors du second match, la Côte d'Ivoire a mené face à l'Egypte, avant de craquer pour finalement s'incliner 2-1. Sapés moralement, les joueurs ivoiriens ont été dominés par les Lions indomptables du Cameroun quittant ainsi la compétition par la petite porte. Gadji Celi explique ce qui s'est réellement passé.

Nous étions convaincus que l'équipe que nous avions était capable de battre le Brésil, l'Allemagne et l'Argentine réunis

« On a péché par deux choses : ‘‘ la trop grande confiance qu'on avait en nous et la trop forte pression du public. On avait gagné tous nos matches de préparation et son se croyait invincibles. Au match d'ouverture, on a rencontré le Togo qui a pris l'eau de toutes parts. Le score final de 3-0 était pour nous même insuffisant. Nous étions convaincus que l'équi (...)

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