Gnamien Konan au ministre Abinan Kouakou Pascal : ''Les frais de concours me paraît injustifiés au point que je les ai qualifiés d'arnaque''

  • Source: L'Intelligent d'Abidjan
  • Date: lun. 20 mars 2017
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Gnamien Konan, président de l’Union Pour la Côte d’Ivoire (Upci) a animé une conférence de presse, le samedi 18 mars 2017, au siège de son parti aux 2 Plateaux-Vallon.

Au cours des échanges avec les journalistes, il a fait un large tour d’horizon de la situation sociopolitique en Côte d’Ivoire. Il s’est prononcé sur la grève des fonctionnaires et agents de la Fonction publique, les mouvements d’humeur des hommes en armes, le scandale dans l’agrobusiness et l’annonce du lancement des concours de la Fonction publique faite par le ministre Abinan Kouakou Pascal, le jeudi 16 mars 2017. Sur ce dernier point, Gnamien Konan n’est pas allé du dos de la cuillère pour dénoncer certaines mesures prises par Abinan, notamment à propos des frais de participation aux différents concours.

« Les frais de concours me paraît injustifiés au point que je les ai qualifiés d’arnaque. C’est de l’arnaque. C’est l’agrobusiness », a ironisé Gnamien Konan.

Etayant sa position, il a lancé ceci : « lorsque vous voulez recruter un comptable et que vous lancez le concours de l’Ena, vous ne pouvez pas permettre à des sociologues, à des psychologues, à des chimistes de venir à ce concours. Mais on s’en fout. Parce que ce qui nous intéresse, ce sont les frais de concours ».

Poursuivant, il a regretté le fait que le travail de transparence abattu par son équipe lorsqu’il tenait les rênes dudit ministère n’ait pas été poursuivi, voire amélioré.

« Quand j’étais ministre de la Fonction publique, aucun Ivoirien n’a payé le moindre sou pour le moindre concours. Personne n’a rien payé. Lorsque j’étais encore au ministère ni les candidats, ni les bacheliers ne payaient. Mais pourquoi mes successeurs font payer les gens ? Pourquoi ? J’ai mal », s'est-il plaint.

Il a alors exhorté le ministre Abinan Kouakou Pascal à rechercher la compétence : « Aujourd’hui, à l’Ena, le besoin ne peut pas aller au-delà de 300 pour peut-être 100 mille candidats. Regardez le ratio (…) je suppose que dans un pays normal, le gouvernement sait exactement la compétence qu’il recherche. Est-ce que le ministre de la Fonction publique peut me dire que les concours qu’il organise chaque année viennent donc des besoins exprimés par les responsables de ces structures ? Il décide d’organiser des concours. On doit rechercher des compétences. »

Alex A




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