Accès à la poche de sang à 3 000 FCFA : la Coordonnation générale du Psgouv et le CNTS satisfaits du respect du prix dans les régions frontalières du Nord

  • Source: CICG
  • Date: vend. 07 juil. 2023
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Korhogo, le 07 juillet 2023 - La poche de sang est disponible en quantité suffisante tant dans les hôpitaux publics que privés des régions frontalières du Nord, notamment à Ouangolodougou, Ferkessédougou, Boundiali et Korhogo. Et elle y est effectivement cédée au prix de 3 000 FCFA.

Dans les hôpitaux généraux de Ouangolodougou, de Ferkessédougou et de Boundiali, au Centre hospitalier régional (CHR) de Korhogo et à l'hôpital baptiste de Ferkessédougou, les coûts des poches de sang sont affichés pour informer tous ceux qui fréquentent ces établissements sanitaires.

Ce constat a été fait lors d'une visite de terrain inopinée effectuée par une délégation de la Coordination générale du PSGouv conduite par son Coordonnateur général, Non Karna Coulibaly, et une équipe du Centre national de Transfusion sanguine (CNTS) conduite par son sous-directeur, Prof. Yassongui Sékongo, du 05 et 07 juillet 2023.

Les équipes de la Coordination générale du PSGouv et du CNTS se sont également imprégnées du circuit de sang, notamment du médecin traitant au pharmacien en passant par le malade.

Le directeur de l'hôpital général de Ouangolodougou, Mamery Fofana, rassure : ''Nous n'avons pas de problème en termes de disponibilité de poches de sang. Nous enregistrons en moyenne, par mois, entre 20 et 30 transfusés. Le Psgouv est une très belle initiative, car dans le passé, dans ces localités frontalières, beaucoup de personnes mouraient du fait de la faible quantité disponible du produit sanguin, et aussi de son coût élevé''. La véritable difficulté, a-t-il relevé, est qu'il se ravitaille au CNTS de Ferkessédougou.

Dr Fofana et ses hommes vont plus loin en transfusant gratuitement tous les enfants âgés de 0 à 5 ans, en cas d'anémie.

À l'Hôpital baptiste, Michaël Butati, directeur intérimaire, rappelle que dans son établissement, la poche de sang était cédée à 8 000 FCFA avant la décision gouvernementale. Aujourd'hui, c'est 3 000 FCFA dans cet hôpital confessionnel.

Du côté de Boundiali, le directeur de l'hôpital général, Calixte Manglé, est intransigeant sur le respect du prix de ce liquide vital.

''Avant que je n'arrive ici, le prix du produit sanguin à 3 000 FCFA était scrupuleusement respecté. Aucun agent de santé de Boundiali ne peut s'y soustraire. Nous avons 100% de disponibilité de sang'', indique-t-il.

Mieux, Dr Manglé a confectionné ''des bons de sang pour la traçabilité de sa mise à disposition''. Toutefois, il souhaite l'acquisition de logistique pour disposer de sang régulièrement.

Par ailleurs, dans tous ces hôpitaux, les cas sociaux sont gratuitement transfusés aux frais de l'administration sanitaire.

Le Coordonnateur général du Psgouv, Non Karna Coulibaly, dont la structure est l'organe de suivi opérationnel des actions du PSGouv, s'est réjoui que la décision du gouvernement de fixer le prix de la poche de sang à 3 000 FCFA soit respectée dans les localités visitées.

Le Prof. Yassongui Sékongo a salué le respect du circuit de livraison de sang et a encouragé les directeurs et leurs collaborateurs des hôpitaux visités à maintenir le cap afin que ''l'utilisateur final du sang soit soulagé et ressente l'impact des efforts du gouvernement''.

Pour rappel, afin de faciliter l'accès au sang en Côte d'Ivoire, le gouvernement a pris le 23 février 2022 un arrêté fixant les prix des produits sanguins à 3 000 FCFA dans les établissements publics comme privés. Et le CNTS, structure chargée de la production et de la distribution du sang dans les centres de santé publics et privés, ayant bénéficié d'un budget additionnel de 2,5 milliards de FCFA, a entrepris des actions pour améliorer la disponibilité des produits sanguins dans les hôpitaux et garantir le respect du coût de cession de la poche de sang à 3 000 FCFA.

Toutes ces actions s'inscrivent dans le cadre de la mise en œuvre du PSGouv 2, à travers lequel le gouvernement entend renforcer l'impact de son action en matière de politiques sociales en faveur des populations vulnérables, notamment par la lutte contre la fragilité dans les zones frontalières du Nord.

Source : CICG




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