Arts/Culture

48 heures après le décès de Rose-Marie Guiraud : Des révélations sur les derniers instants de la chorégraphe ivoirienne
Diallo Ticouai Vincent : « Maman était inquiète avant sa mort »

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Le monde des arts et de la culture en Côte d'Ivoire est en deuil. Rose-Marie Guiraud, célèbre chorégraphe ivoirienne et pionnière de la danse en Afrique, a tiré sa révérence, le lundi 20 avril 2020, à l'âge de 76 ans, à la polyclinique Farah à Marcory aux environs de 20h. Une disparition qui a semé l'émoi et l'amertume au sein de la famille des artistes de Côte d'Ivoire. Le lendemain de cette triste nouvelle, nous nous sommes rendu à la Fondation Rose-Marie Guiraud, à Cocody-Riviera les Palmeraie. Un temple d'expression artistique où résidait l'artiste avant sa mort, qui nous accueille dans une ambiance glauque.

Pas de temps à perdre. Juste le rituel des samalecs, le célébre metteur en scène ivoirien, Diallo Ticouaï Vincent, un proche de l'artiste, nous installe à l’arrière-cour de l’École de danse et d’échanges culturels (Edec) et nous entamons les échanges. Le patron de la troupe ‘’Le soleil de Cocody’’ a le visage marqué par le deuil. Bien qu’affecté, il s’évertue à revenir sur les circonstances de la mort de la «La survivante», titre de l’œuvre autobiographique de Rose-Marie Guiraud.

« Ce qui a tué notre ''maman'', c'est la maladie de la vieillesse. Quand je parle de maladie de la vieillesse, je parle de diabète, tension. À vrai dire, elle ne traînait pas une maladie incurable. Aussi, vous devez savoir que Rose-Marie Guiraud a consacré toute sa vie à la danse. Et quand on parle de danse c'est tout le corps qui est en mouvement. Son corps était toujours en mouvement car elle ne se reposait pratiquement pas. Elle bossait dur. Rose-Marie Guiraug fut une légende vivante. Elle a eu un parcours planétaire durant toute sa carrière. Elle a su hissER le drapeau ivoirien dans tous les pays du monde où elle a eu à tourné », a confié Diallo Ticouai. Avant de faire des révélations sur les derniers instants de l'artiste. Qui, à l’en croire, furent très difficiles. «Maman’’ a beaucoup souffert dans ses derniers instants. Chaque matin, elle faisait un effort pour sortir de sa chambre, en dépit du poids de l’âge et de la maladie. Et pendant des heures, arrêtée sur sa terrasse, elle contemplait avec inquiétude, sa fondation qui se meurt », a fait savoir notre interlocuteur, avant de préciser : «Elle a toujours (...)

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