CPI : le verdict sur la levée ou non de la liberté restrictive de Gbagbo attendu vendredi

  • Source: APA
  • Date: jeu. 06 fév. 2020
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« Opah (notre leader en Béthé, langue du Centre-ouest de la Côte d'Ivoire) revient», arborent des partisans de Laurent Gbagbo à Abidjan, où des centaines ont pris d'assaut jeudi le « Baron bar » de Yopougon (Ouest), espérant une libération totale de leur mentor et son co-accusé Charles Blé Goudé, mais ceux-ci devront attendre vendredi.

La Chambre d'appel de la Cour pénale internationale (CPI) qui a entendu les argumentations des parties sur la levée ou non de la liberté restrictive de MM. Gbagbo et Blé Goudé, a suspendu l'audience, renvoyant le verdict à vendredi. La défense promet déposer son écriture vendredi à 16h au lieu de 12h son « écriture ».

Réunis, en grand nombre, dans l'enceinte de ce réceptif, les militants du Front populaire ivoirien (FPI, opposition), le parti de M. Gbagbo, visualisaient sur un écran géant le procès à la Cour pénale internationale (CPI), dans un air d'espérance soutenu par des rythmes musicaux.

Cette audience intervient après une requête soumise le 7 octobre 2019 par laquelle M. Gbagbo demandant à la Chambre d'appel de réexaminer son arrêt du 1er février 2019, qui lui impose avec son co-accusé Blé Goudé des restrictions après leur acquittement. 

 

Me Jacobs, membre du Conseil de Gbagbo, a invité la Chambre d'appel à « reconsidérer » la décision de restriction de leur liberté. La défense estime que « sur le principe, il ne devrait pas être imposé de restriction sur une personne acquittée qui doit pouvoir exercer l'intégralité de ses droits ».

« Ce principe est reconnu par toutes les juridictions internationales », a-t-il dit, réfutant  que MM. Gbagbo et Charles Blé Goudé soient placés sous liberté conditionnelle pour poursuivre le procès. Le juge président Chile Eboe-Osuji, a toutefois fait remarquer que cela est parfois lié à des circonstances.

Le juge président a en outre fait observer qu'il y a aussi des cas où dans l'attente d'un procès, en dépit de la présomption d'innocence, certaines personnes sont assujetties à des mesures restrictives de liberté comme remettre son passeport aux autorités policières ou se présenter à eux régulièrement pour montrer qu' il ne veut pas se soustraire à la justice. 

Dans une lettre adressée à la CPI, le Conseil de l'Etat ivoirien a soulevé des « risques de fuite » des accusés et la possibilité de se soustraire à la juridiction pénale internationale, tout en insinuant que l'ancien président ivoirien Laurent Gbagbo dispose d'un « réseau de partisans important».   

L'accusation a appelé la Chambre d'appel à « déclarer le procès entachés de vices et d'annuler la décision d'acquittement » de MM. Gbagbo et Charles Blé Goudé, souhaitant que les conditions de restrictions soient maintenues et un nouveau procès ordonné.

Me Massida, représentant les victimes, a soutenu que « le climat politique en Côte d'Ivoire se détériore et les victimes ont peur de voir une atmosphère de conflit se reproduire». 


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