Retour à Abidjan de 189 exilés Ivoiriens du Ghana dont l'ex-ministre Léon Monnet

  • Source: APA
  • Date: vend. 27 sept. 2019
  • Visites: 944
  • Commentaires: 0
Cent quatre-vingt-neuf (189) exilés Ivoiriens dont l'ex-ministre Emmanuel Léon Monnet et proche de Laurent Gbagbo, réfugiés au Ghana, pays frontalier à la Côte d'Ivoire, ont regagné jeudi Abidjan, huit ans après la crise post-électorale qui a fait plus de 3 000 morts, de 2010 à 2011.

Parmi ce contingent, se trouvent plusieurs enfants, qui ont déjà subi le système scolaire ghanéen. L'une des contingences de leurs parents, est une inscription rapide dans des écoles en Côte d'Ivoire, qui ont ouvert leurs portes début septembre 2019.

Avec bonne mine, M. Monnet, vêtu de pagne marron foncé, est descendu de l'un des cinq car transportant les exilés, venus du Ghana. Aux environs de 15H30 GMT, ils ont été accueillis à la Direction d'aide et d'assistance aux réfugiés et apatrides (DAARA), dans le quartier d'Angré, dans l'Est d'Abidjan.

« Traduisez à M. le ministre des Affaires étrangères toute notre joie de revenir et à travers lui les hautes autorités de ce pays », a dit l'ancien ministre des Mines et de l'énergie, Emmanuel Léon Monnet, dans un bref discours. Il avait à ses côtés son épouse, Agnès Monnet.  

« Nous sommes revenus chez nous et nous l'avons dit dès que nous avons franchi les frontières ivoiriennes et nous sommes venus parce que la réconciliation ivoirienne est en cours », a laissé entendre M. Monnet.

Pour nous, ajoutera-t-il, la réconciliation en Côte d'Ivoire a « véritablement commencé lorsque le président Laurent Gbagbo a été acquitté et c'est donc dans cette dynamique de la réconciliation que nous sommes revenus ».   

Il a fait un plaidoyer pour les enfants, tout en soulignant que c'est une préoccupation majeure déjà soumise aux autorités ivoiriennes, profitant de de cette aubaine pour appeler les instances compétentes à examiner ce dossier, avec diligence.  

« Ce sont des enfants qui pour la plupart ont fait l'école ghanéenne avec plusieurs langues et un système qui est différent du nôtre et il faut examiner ce dossier pour que ces enfants ne soient pas eux-aussi en exil dans leur propre pays », a-t-il insisté, avant de lancer « nous nous sentons vraiment chez nous à présent ». 

Le représentant du Haut-commissariat aux réfugiés (HCR), Mohamed Touré, s'est félicité que tous, soient « dans une posture qui est dans une dynamique de réconciliation, de cohésion nationale », tout en assurant « nous sommes là pour vous aider et vous accompagner ».   

HCR.jpg" alt="" width="300" data-result="success" />

« Respectez votre décision, (...)

Lire la suite sur APA


Laurent Gbagbo Léon Monnet Agnès Monnet Côte d'Ivoire Abidjan Ghana HCR réconciliation réfugiés exilés




Educarriere sur Facebook