Ghana : Libéré par Interpol, Damana Pickass parle...

  • Source: linfodrome.com
  • Date: jeu. 28 mars 2019
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Après 24 heures de garde à vue, Damana Pickass a été libéré hier, mardi 26 mars 2019 en début d'après-midi. Joint au téléphone par L'inter, le cadre du Front populaire ivoirien (Fpi), en exil, depuis plus de huit ans en terre ghanéenne, raconte tout ce qui s'est passé.

Vous venez d'être libéré, après 24 heures de garde à vue. Quels sont vos sentiments?

Ça va. Tout est bien qui finit bien. Je suis intact et je suis en entier. Ça a chauffé mais on ne s'est pas écroulé. Il faut dire que c'est quand même un sentiment mitigé qui m'anime. Je suis d'abord content pour l'élan de solidarité autour de moi, dès ma garde à vue. J'ai senti la présence des Ivoiriens quel que soit l'endroit où ils se trouvaient. J'ai également senti beaucoup d'élan de solidarité à travers des coups de fil à mes proches. Cela m'a fait plaisir et a dopé mon moral. Ensuite, il faut dire que je suis un peu dégoûté à cause de ces attaques gratuites qui n'en finissent pas. Je suis dégoûté de cet acharnement inutile pour lequel il n'y a même pas de mobile. On peut traquer ou arrêter quelqu'un parce qu'il a commis une faute. Mais, dès l'instant où il n'y a pas de raison, tu te poses des questions: Quelle est cette vie ? Qu'est-ce qui se passe ? C'est devant toute l'opinion nationale et internationale qu'une loi d'amnistie a été prise pour annuler tous les délits et crimes commis pendant la crise post-électorale. Sur cette base, il y a eu un élan de décrispation de la vie politique en Côte d'Ivoire. Par conséquent, des personnalités qui étaient en exil et non des moindres sont rentrées sur la base de cette amnistie. Nous mêmes qui sommes ici, nous sommes sur le point de rentrer. Nous nous préparions à rentrer. Quand tu es dans cette perspective, tu es quand même surpris qu'on te ramène en arrière.

Qu'est-ce qui s'est réellement passé pour que les autorités policières ghanéennes vous arrêtent ?

Je suis simplement allé faire une pièce administrative. Et, tout d'un coup, le rouleau compresseur s'est déroulé sur moi. J'étais abasourdi. J'étais étonné et très surpris. On te sort un vieux mandat de 2017 et on dit que c'est ce mandat qu'on est en train d'exécuter parce que, selon la police ghanéenne, j'aurais été en 2017, l'instigateur d'attaques de commissariats, de brigades de gendarmerie… De vieilles recettes qu'on nous ressasse depuis 2011. Je leur ai dit sur cette histoire, avant qu'il y ait l'amnistie, le directeur de la police criminelle a fait une conférence de presse sur ces événements-là. Il a déclaré que les attaques de commissariats et de brigades de gendarmerie n'étaient pas le fait des hommes politiques, mais plutôt de bandits qui ont été pratiquement tous arrêtés. A l'époque, on s'était prévalu de cette déclaration du directeur de la police criminelle auprès des autorités des pays qui nous reçoivent pour desserrer l'étau autour de cette affaire. Celle-ci avait été classée. Mais mieux, après il y a eu une loi d'amnistie. Donc, d'où cela vient-il qu'on me poursuive pour des faits qui ont été amnistiés ? Les policiers disent que le Ghana n'a pas été saisi officiellement pas les autorités ivoiriennes. Donc, le mandat continue de courir. Par conséquent, ils vont l'exécuter en engageant une procédure d'extraditio (...)

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