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Santé sexuelle et de la reproduction : Le communiqué de l'Église Catholique qui se dresse contre le projet du gouvernement


Mgr Antoine Koné, assisté du père Augustin Obrou, ont donné la position de l'Eglise catholique sur le projet de loi que prépare le Gouvernement
  • Source: linfodrome.com
  • Date: sam. 07 juil. 2018
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L'Église Catholique de Côte d'Ivoire s'est prononcée sur le projet de loi, relative à la santé sexuelle et de la reproduction. Un projet qu'elle trouve contradictoire à la foi chrétienne. A cet effet, elle a tenu une conférence de presse pour se dresse contre ce projet que le gouvernement s'apprête à proposer au Parlement. Ci-dessous, sa déclaration lue ce vendredi 06 juillet 2018 à Abidjan par Mgr Antoine Koné, Evêque d'Odienne, et président de la Commission épiscopale pour la doctrine et la foi.

Le Gouvernement ivoirien s'apprête à proposer au Parlement, l'adoption, d'un projet de loi relatif, à la « santé sexuelle et de la reproduction». Les lois, nous en convenons, ne visent pas seulement à régir notre conduite; elles visent également à assurer la mise en œuvre des politiques sociales.

 S'il est vrai que nous nous réjouissons de cette initiative prise par l'Etat, nous sentons l'impérieux devoir, qui nous incombe comme pasteurs, de réaffirmer la position constante de l'Eglise catholique et prévenir toutes dispositions de lois qui pourraient s'apparenter à la culture de mort contre celle de la vie, au regard de la loi naturelle et de la foi chrétienne.

 Nos préoccupations sont d'autant plus justifiées qu'aujourd'hui, le progrès humain et social est marqué par le développement des recherches dans le domaine de la génétique, de la médecine et des biotechnologies appliquées à l'homme. Ce sont des secteurs de grande importance pour l'avenir de l'humanité, mais au sein desquels se vérifient aussi d'évidents abus inacceptables.

A cela, il faut ajouter les tentatives « de donateurs puissants et fortunés, d'obliger les pays en développement à accepter des pratiques sécularisées en matière de sexualité humaine, de vie, de famille et même d'anthropologie fondamentale, comme condition de la réception de l'aide au développement »

BUT DE NOTRE POSITION

Le Magistère de l’Église n'intervient pas dans le domaine des sciences expérimentales au nom d'une compétence particulière; mais, après avoir pris connaissance des données de la recherche et de la technique, il entend proposer la doctrine morale qui correspond à la dignité de la personne et à sa vocation intégrale, en particulier pour tout ce qui concerne la vie humaine et ses commencements.

DESTINATAIRES

Aussi, nous, Archevêques et évêques, vos guides spirituels de l'église Catholique en Côte d'Ivoire, fidèles à notre mission de promotion et de protection du dépôt de la foi Catholique et des mœurs, voulons-nous adresser ce message aux gouvernants, aux élus du peuple de Côte d'Ivoire, au personnel médical, aux guides religieux, aux fidèles du Christ ainsi qu'à toutes les personnes de bonne volonté; car, vu ,l'importance de la question de la procréation et de la régulation des naissances, elle doit être gardée de toute forme de banalisation et de manipulation du langage


ARGUMENTAIRE 
Après une lecture minutieuse et attentive du draft du projet loi relatif à la santé sexuelle et de la reproduction, nous, vos Archevêques et Évêques, vos guides spirituels de l’église Catholique en Côte d'Ivoire, voudrions à travers ce message, faire des observations au regard de la foi catholique et de la morale, et donner notre position.

1- Nous faisons remarquer que dans leurs applications, la biologie et la médecine concourent au bien intégral de la vie humaine lorsqu'elles viennent en aide à la personne, atteinte de maladie et d'infirmité, dans le respect de sa dignité de créature de Dieu. Nul biologiste ou médecin ne peut raisonnablement prétendre, décider de l'origine et du destin des hommes au nom de sa compétence scientifique. Cette norme doit s'appliquer d'une façon particulière dans le domaine de la sexualité et de la procréation,"'où l'homme et la femme mettent en œuvre les valeurs fondamentales de l'amour et de la vie.


2-Dès le moment de sa conception, la vie de tout être humain doit être absolument respectée, car l'homme est sur terre l’unique créature que Dieu a «voulu pour lui même» et l’âme spirituelle de tout homme est « immédiatement créer» par Dieu. La vie humaine est sacrée parce que, dès son origine, elle comporte « l'action créatrice de Dieu» et demeure pour toujours dans une relation spéciale avec le créateur, son unique fin. Personne, en aucune une peut revendiquer pour sol le droit de détruire directement un "être humain Innocent.


Concernant l'accès aux méthodes contraceptives à toute personne en âge de procréer et aux mineurs âgés de seize (16) ans révolus. Le risque est grand dans ces conditions de sombrer dans une diffusion des contraceptifs contribuant par le fait même, au libertinage sexuel et à la fuite des responsabilités procréatrices. Ce phénomène favorise la contestation de la morale sexuelle conjugale, et fournit une arme à la politisation des plans de limitation de la natalité. Cela est d'autant plus vrai que le mineur n'est, ni de près ni de loin concerné par le planning familial et moins encore, par l'espacement des naissances propre au couple.


 La question de l'interruption volontaire de grossesse, communément appelée IVG est également abordée dans ce draft de projet. Face à cela, nous affirmons avec la dernière énergie qu'une « interruption volontaire de grossesse» est toujours un homicide volontaire. C'est un meurtre délibéré et direct d'un être humain dans la phase initiale de son existence.

De ce fait, l'avortement ne peut jamais être une solution indolore pour la mère et pour l'enfant. Ce que nous voulons redire avec force, comme l'ont rappelé plusieurs documents pontificaux, c'est que jamais, sous aucun prétexte, l'avortement ne peut être utilisé ni par une famille, ni par l'autorité politique comme un moyen légitime de régulation des naissances.

5-Il est aussi question de la Procréation Médicale Assistée (PMA) L'église est consciente de la souffrance et de la douleur des couples qui ne peuvent pas concevoir de manière naturelle, en raison de la déficience de l'un ou l'autre membre qui constitue le couple. Certes, nous reconnaissons qu'aujourd'hui, les progrès de la technique ont rendu possible une procréation sans rapport sexuel, grâce à la rencontre in vitro des cellules germinales précédemment prélevées sur l'homme et la femme. Mais ce qui est techniquement possible n'est pas pour autant moralement admissible.

 En revanche, dans le traitement de l'infertilité, les techniques visant à l'élimination des obstacles à la fécondité naturelle, telles que le traitement hormonal de l'infertilité d'origine gonadique, le traitement chirurg (...)

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