Non-respect du prix d'achat bord champ du cacao : le conseil café-cacao mis en cause

  • Source: politikafrique.info
  • Date: lun. 17 avr. 2017
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Le prix fixé pour la campagne intermédiaire n’est pas respecté sur le terrain ce qui va entraîner des difficultés. Les acteurs du secteur  accusent le conseil café cacao.

« Le problème c’est le conseil café cacao qui le crée »  a indiqué Angahi Marcel directeur d’union coopérative de Duekoué joint par Politikafrique.info à propos du non-respect du prix d’achat bord champ du cacao fixé à 700 FCFA  par le conseil café-cacao (CCC) pour la campagne intermédiaire. Et de mentionner qu’aucune précision n’a été faite par le conseil café cacao lors,  de l’annonce du prix.  Pour lui cette structure aurait dû préciser par exemple laquelle des fèves « le grenage 100 » qui est de meilleure qualité  ou celui du « 130 à 160  grenage » qu’on trouve souvent durant la campagne intermédiaire est acheté à 700f /kg sur le terrain.

«  Je crains que si nous faisons une autre  mauvaise campagne de ce genre, toutes les plantations de cacao ne soient transformées par d’autres cultures. » Et de préciser qu’ « à la longue la Côte d’Ivoire va perdre son rang  de premier producteur mondial si nous ne changeons pas la manière de traiter les producteurs ».

Pour lui ce non-respect de prix d’achat va causer «  une  paupérisation générale des producteurs de cacao ». Il mentionne également que ceux –ci se sentent abandonnés par le gouvernement «  qui ne fait rien pour eux ». Pour lui, vu que ce n’est pas le gouvernement qui paye le produit  alors il faut que le gouvernement résolve les problèmes de la filière avant de fixer le prix auquel l’on devrait  acheter le cacao.

Une source proche de l’organisation  mondiale  des cultivateurs de  cacao  (OMCC) qui a voulu garder l’anonymat  explique que c’est pour le bénéfice  que l’on exerce une activité commerciale. « Elle doit donc être d’abord  viable rentable puis  équitable» précise-t-il.   Pour lui, dans toute activité  où il n’ y a pas de profit  est vouée à l’échec. Pour lui si toutes ces conditions ne sont pas réunies  l’activité ne sera pas durable à la longue d’où la disparition de cette activité. Il explique  que si dans la filière café-cacao  qui est une chaine « certains acteurs n’y trouvent pas leur intérêt, la chaine va se rompre ou certains acteurs disparaitront », fait –il savoir quant à la mauvaise gestion de cette crise.

Maxime Sako consultant en gestion analyste  économique et financier s’interroge. « Le conseil se fixe des objectifs par rapport à sa mission  mais quels sont les moyens dont disposent le conseil café cacao pour faire appliquer  cette décision ?  C’est cela le nœud du  problème », croit-il.

Selon lui, le prix  fixé n’est pas respecté parce que l’on est au niveau d’une  matière première. Et qu’il y a le marché international où le prix n’est jamais respecté et le marché interne où le prix ne sera jamais respecté « parce qu’il y a des réalités économiques » indique-t-il. Il souligne que c’est dommage que les producteurs acceptent de vendre leurs produits à des prix dérisoires  mais que le prix du cacao fluctue selon la condition économique et selon les attentes des producteurs « si les producteurs traversent des difficultés ils vont vendre leur cacao à vil prix »  Pour lui « L’in (...)

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