Système éducatif ivoirien, Kandia Camara : « Ça ne marche pas parce qu'on ne sanctionne pas »
Des confidences sur les grèves et les élèves arrêtés à Bouaké


Kandia Camara a félicité l'expert de la Banque mondiale pour son étude pertinente et s'est engagée à corriger les dysfonctionnements relevés.
  • Source: linfodrome.com
  • Date: lun. 20 fév. 2017
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Le gouvernement ivoirien consacre 5% de son Produit intérieur brut (Pib), soit 22% de son budget au secteur de l'Education nationale. Mais, les résultats ne sont pas à la hauteur de l'investissement financier conséquent, consenti.

Pis, des pays où le budget alloué au système éducatif est deux fois inférieur, à celui alloué en Côte d'Ivoire, ont un système nettement performant. Ce constat est décliné dans un rapport de la Banque mondiale sur ce département. Ce rapport, le 4ème du genre, a été présenté aux responsables des aires éducatives du pays (directeurs régionaux et inspecteurs de l'enseignement primaire) réunis le jeudi 16 février 2017 à Cocody-Mermoz. Présidant cette cérémonie, la ministre de tutelle, Kandia Camara Kamissoko s'est longuement prononcée sur les raisons des contre-performances dévoilées. Elle a relevé en premier lieu, le manque de sanctions de ceux des acteurs qui refusent de travailler conformément aux instructions de la tutelle et du gouvernement. «Le rapport démontre, entre autres, que les enfants ont des insuffisances dans les matières fondamentales. Notamment l'écriture, la lecture et le calcul. Nous avons décidé du relèvement du quantum horaire pour consacrer plus de temps à l'apprentissage de ces matières. Des directeurs d'école qui doivent faire appliquer cette décision, sont eux-mêmes dans la rébellion. C'est inacceptable. C'est pour cela que je vous ai donné la liberté de les relever de leurs fonctions. Si un directeur d'école décide de suivre le mot d'ordre de son subalterne, il doit être sanctionné. Mais, quand on vous demande les noms, c'est une histoire. Cà ne marche pas parce qu'on ne sanctionne pas », a-t-elle estimé. Puis, elle a appelé à un changement de mentalité afin que les efforts consentis par le contribuable ivoirien soient à la hauteur des résultats.

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Pour ce faire, elle a insisté pour que les leaders d'opinion locaux, notamment les préfets, les sous-préfets, les élus locaux, les chefs traditionnels et religieux soient associés à la gestion de l'école. « Si chaque enseignant ivoirien dont le salaire est trois fois celui de l'enseignant chinois fait correctement le travail pour lequel il est payé et que les enfants en difficulté sont pris en charge ; si les inspecteurs, les Dren font leur travail de contrôle et de suivi, les résultats seront bons », a-t-elle ajouté. Sur le point des grèves, elle a mis en garde les enseignants que toute nouvelle grève sera sanctionnée et que si, l'année venait à être déclarée blanche, alors, ils n'auront pas de salaire sur le reste des moins de l'année décrétée blanche. « Pour la dernière grève, le Premier ministre Amadou Gon a été magnanime. Il a dit de laisser. Mais, pour la prochaine fois, nous n'allons pas laisser. S'il y a une autre grève, il n (...)

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