Eliminatoires CAN 2017 / Gervinho : « Nous avons atteint notre objectif »

  • Source: sport-ivoire.ci
  • Date: lun. 05 sept. 2016
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En dépit d'une qualification obtenue difficilement, Gervinho et ses coéquipiers sont heureux de s'inviter à la grand-messe du football africain au Gabon en 2017.

Que ressentez-vous après cette qualification pour la Can 2017 ?

C'est un ouf de soulagement que nous poussons, vu que la qualification n'a pas été facile. On a atteint notre objectif grâce à un chaleureux public. Je suis content pour le groupe et tous les Ivoiriens.

 

Comment expliquez-vous cette difficile qualification ?

(Il marque un arrêt). Il n'y a pas de petites équipes aujourd'hui. Et quand elles affrontent la Côte d'Ivoire, elles donnent le meilleur d'elles-mêmes. C'est ce qui s'est passé avec la Sierra Léone qui a été difficile à manœuvrer. Dieu merci, nous avons évité un samedi noir. Parce qu'une CAN sans la Côte d'Ivoire est comme un Mondial sans le Brésil.

 

Gervinho, avez-vous eu peur de ne pas être à la CAN sur la grosse pression de la Sierra Leone après l'égalisation ?

Non, je ne dirai pas ça. Mais il fallait faire attention quand même. C'est ce que j'ai dit à mes coéquipiers dont certains, les mains aux hanches, semblaient fatigués. Je leur ai demandé de se relever et de redoubler d'effort, parce que ce n'était pas le moment de baisser les bras. Surtout qu'avec un autre but sierra-léonais, on était éliminé. Et c'est ce que nous avons fait. Après c'est vrai que nous nous sommes fait des frayeurs en fin de match, nous nous sommes conduits comme si le ciel allait nous tomber sur la tête. Mais à la fin, l'essentiel est sauf, grâce à ce public de Bouaké qui nous a porté pendant tout le match. Pour le reste, nous avons encore le temps de travailler pour nous parfaire.

 

Justement concernant le public, celui de Bouaké, visiblement plus chaleureux, ne vous donnerait plus envie de retourner à Abidjan. Comment l'appréciez-vous ?

Franchement c'est un public fantastique, avec des supporteurs qui nous soutiennent quelque soit la tournure du match. Et oui on en parle et nous sommes tous content de venir à Bouaké où on communie véritablement avec les fans, un peu comme dans nos clubs. Depuis deux matches on vit une ambiance folle et c'est motivant pour des joueurs qui sont les premiers à être désolés après un match en dedans. C'est un plaisir d'être à Bouaké et on veut y revenir à chaque match.

 

Contrairement au Gervinho effacé, à la peine dans la communication avec ses coéquipiers, l'on a vu un capitaine sur de lui et qui va même remonter les bretelles à certains en dedans. Qu'est ce qui a changé pour que vous preniez autant de responsabilité à présent ?

Rien n'a changé fondamentalement puisque je garde les mêmes qualités dans le jeu. Après nous, moi et Salomon Kalou, sommes les plus anciens. On se doit d'apporter notre expérience au nouveau groupe qui se forme et qui a de la qualité. Aujourd'hui il est temps pour nous de prendre notre responsabilité dans le jeu et dans le discours.  C'est vrai que je suis toujours resté dans mon coin, mais à présent je suis au devant et je me dois de montrer l'exemple.

 

Alain Giresse, le sélectionneur du Mali, indiquait jouer les qualifications de la CAN en pensant à celles de la Coupe du Monde face à la Côte d'Ivoire. Vous vous dites la même chose ?

Non du tout. Nous avions un match important face à la Sierra Leone et c'était le seul objectif. Nous prenons match après match. C'est peut-être vrai que le Mali pense déjà à nous, mais nous, nous pensons à enchainer les matches en club et après venir en sélection pour travailler et essayer de faire honneur au pays. C'est vrai que chaque match sera difficile, mais nous avons à savourer notre qualification, même si elle a été difficile. Mais aujourd'hui l'histoire nous montre que le football n'est pas celui qu'il était hier.

 

Réalisée par Patrick GUITEY

Envoyé spécial à Bouaké




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