Système sanitaire ivoirien : Plus de 70% des cliniques privées sont illégales


Dr Joseph Boguifo, président de l'Association des cliniques privées de Côte d'Ivoire
  • Source: L'Inter
  • Date: sam. 16 juil. 2016
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Plus de 70 % des établissements sanitaires privés sont illégaux. Autrement dit, seulement 3 cliniques privées sur 10 sont autorisées et exercent de façon légale.

A l'ouverture de l'assemblée générale ordinaire de l'Association des cliniques privées de Côte d'Ivoire (Acpci), jeudi 14 juillet au Plateau, Dr Joseph Boguifo, président de cette association, a indiqué que la majorité des établissements sanitaires privés est non autorisée et illégale.

S'appuyant sur le recensement de 2005 du ministère de la Santé et de l'hygiène publique confirmé par le rapport de l'Union européenne de 2008, il a révélé que sur 1254 établissements sanitaires privés, seulement 407 parmi eux sont autorisés. « Sur 854 centres de soins infirmiers, 591 se sont révélés illégaux. Sur 98 cliniques chinoises recensées, 81 sont illégales », a confié le président de l'Acpci. Il a déclaré que cette situation déjà pesante est accentuée par une concurrence déloyale, une installation anarchique d'établissements illicites, un exercice illégal de la médecine, un dumping favorisé par certains partenaires, des créances insolvables de la part de certaines assurant la couverture maladie et autres organismes du 1/3 payant.

Malgré cet écosystème défavorable, le secteur privé de la santé est conscient des enjeux socio-économiques caractérisés ces dernières années par une arrivée massive d'investisseurs étrangers en Côte d'Ivoire, un niveau important de financement dans le secteur de la santé, une libre circulation et un droit d'installation dans les pays de la Cedeao. « Face à cette nouvelle donne, les cliniques privées ont l'obligation de se concevoir comme de véritables entreprises de santé », a-t-il suggéré. Avant l'avènement de la Couverture maladie universelle (Cmu), le président de l'Apci pense qu'il est impératif que la réflexion de sa mise en œuvre, implique tous les acteurs directs du système de santé.

Pour sa part, Dr Raymonde Goudou Coffie, ministre de la Santé et de l'hygiène p (...)

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