Jonction des procès de Gbagbo et Blé Goudé : La CPI donne des explications


(Photo d'archives)
  • Source: Soir Info
  • Date: sam. 14 mars 2015
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Le porte-parole de la Cour pénale internationale (Cpi), Fadi El Abdallah, est revenu, dans un entretien accordé à la radio onusienne en Côte d'Ivoire (Onuci fm), le vendredi 13 mars 2015, sur la décision des juges de la Chambre de première instance 1 de l'institution mondiale de joindre les affaires concernant Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé dans un seul et même procès.

Affaire le Procureur c. Laurent Gbagbo, affaire le Procureur c. Charles Blé Goudé. Il n'y aura pas deux procès mais plutôt un procès, les juges de la Cour pénale internationale (Cpi) ayant décidé, le 11 mars 2015, de joindre les deux affaires. Vous le confirmez ?

Oui, les juges de la Chambre de première instance 1 ont fait droit à la demande de la Procureur de joindre les affaires concernant MM. Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé. Ceci afin d'assurer l'efficacité et la rapidité de la procédure.

 

Quand vous dites efficacité et rapidité, pour plus d'éclairage, cela signifie quoi ?

Essentiellement, la Chambre a noté que les charges confirmées contre M. Gbagbo et de M. Blé Goudé découlent des mêmes faits allégués, et que bien que leur participation aux contributions présumées à la conception du plan qui a abouti à ces crimes allégués soient différents, mais leur participation est quand même prétendument étroitement liée. Et le bureau du Procureur avait indiqué que les éléments de preuves qui sont divulgués et présentés aux deux équipes de la défense dans les deux affaires sont en grande partie les mêmes. Donc sur cette base, la Chambre a examiné les observations des parties et des participants et elle a conclu qu'un procès conjoint est adéquat pour garantir des procédures équitables et rapides en tenant compte donc que la jonction des affaires servirait l'intérêt de la justice en évitant la duplication de la présentation des éléments de preuves et de l'interrogation des témoins en réduisant l'exposition des témoins à des risques liés au fait de leur demander de témoigner à deux reprises. Et surtout, la Chambre a estimé que des procès distincts ne sont pas forcément nécessaires pour s'assurer que les accusés ne subiront aucun préjudice grave. Il était donc possible de joindre les affaires pour gagner en efficacité et en rapidité, sans que cela ne présente des préjudices graves pour les équipes de la défense.

 

(…) Le principal avocat de Laurent Gbagbo, Emmanuel Altit, ne semble pas partager cette décision de jonction. Que dites-vous ?

Vous savez très bien que la défense a le droit de présenter ses observations, comme d'ailleurs le Bureau du Procureur et les représentants légaux des victimes. Mais au final, ce sont les juges qui doivent tranche (...)

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