Interrogé par RFI, hier / Alassane Ouattara : « Les militants du PDCI, dans leur majorité, sont d'accord avec la décision de Bédié » - « Le FPI reviendra à la table de la CEI » - « En 3 ans, on a fait 30% de croissance »


Alassane Ouattara dit qu'il connaît bien les gens du Fpi. (Photo d'archives)
  • Source: Soir Info
  • Date: mar. 30 sept. 2014
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La 69ème session de l'Assemblée générale des Nations unies s'est ouverte à la mi septembre à New York. Une grand-messe annuelle où s'est rendu le chef de l'Etat ivoirien. A la tribune de l'Onu, Alassane Ouattara a évoqué la situation dans son pays, un an avant l'élection présidentielle.

Le président ivoirien a également insisté sur l'importance de lutter contre le terrorisme en Afrique, au moment où un groupe jihadiste d'Algérie prêtait allégeance à l'organisation Etat islamique et exécutait un otage français dans les montagnes de Kabylie. Nos envoyés spéciaux à New York, Anne Corpet assisté de François Porcheron, se sont entretenus avec le président de Côte d'Ivoire, Alassane Ouattara, après son discours à la tribune à l'Onu.

Il y a eu l'assassinat d'Hervé Gourdel en Algérie, il y a des attaques régulières contre les Casques bleus au nord du Mali. Vous avez dit à la tribune des Nations unies : « L'Afrique ne doit pas être oubliée dans la lutte contre le terrorisme ». L'influence, le territoire des jihadistes s'étendent-ils sur le continent ?

Alassane Ouattara : Oui. C'est terrible ce qui est arrivé à monsieur Gourdel. Je présente mes condoléances au peuple français, au président François Hollande. Le Mali a été un dossier très difficile pour nous au niveau de la Cédéao (Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest). Nous avons travaillé ensemble avec tous les chefs d'Etat. Maintenant les choses semblent être maîtrisées, mais évidemment, la menace est toujours là. Je suis très heureux de la coalition qui se forme au plan international. Malgré nos faibles moyens, nous considérons que nous faisons partie de cette coalition pour combattre l'extrémisme et le terrorisme.


Ebola a fait l'objet d'une réunion de haut niveau à l'Onu. La directrice de l'Organisation mondiale de la santé (Oms) a dit que, avant que la situation s'améliore, elle va empirer. La Côte d'Ivoire est voisine de pays grandement touchés. Vous êtes prêts à faire face à l'épidémie ?

Je souhaite qu'elle ait tort, bien que, bien sûr, j'ai beaucoup de respect pour madame Margaret Chan. En tout cas, à la date d'aujourd'hui, il n'y a aucun cas d'Ebola en Côte d'Ivoire. Et nous faisons tout pour que cela demeure. Nous avons tout un système de prévention. Dès l'arrivée, il y a un contrôle de la température, et  le traitement de cette personne est fait de manière très efficace. Tout le dispositif est en place en Côte d'Ivoire, aussi bien aux frontières, aux aéroports comme au port.


En politique intérieure, Henri Konan Bedié s'est rallié à votre candidature pour la prochaine présidentielle d'octobre 2015. Il a annoncé que son parti ne présenterait pas de candidat. Cela a suscité la colère de certains militants au sein du Parti démocratique de Côte d'Ivoire (Pdci). Est-ce que vous ne pensez pas que cette décision risque d'altérer la sérénité du scrutin ?

Bien au contraire, c'est un acte fort qu'il a posé, c'est un homme d'Etat. Nous nous sommes réconciliés, il y a, à peu près, dix ans. J'ai un gouvernement qui est dirigé par un Premier ministre de son parti. Le ministre des Affaires étrangères est quelqu'un de son (...)

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