Economie/Finance

La Côte d'Ivoire veut produire des amandes de cajou « inattaquables »

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Deuxième exportateur d'amandes dans le monde, le pays, engagé dans la Responsabilité sociétale de l'entreprise (RSE), ambitionne de repositionner sa production de cajou sur le marché international.

Conscient des enjeux que révèlent la conquête d’un marché des amandes de cajou traditionnellement dominé par l’Inde et le Vietnam, le Conseil du coton et de l’anacarde de Côte d’Ivoire, organe de régulation, met le focus sur la certification, en s’appuyant sur des partenariats.

Le Conseil du coton et de l’anacarde, présent à la 6e édition du Salon de l’agriculture et des ressources animales d’Abidjan (SARA), a organisé ce samedi 30 septembre 2023, au Parc des expositions d’Abidjan, un panel sur la RSE autour du thème « Industrie ivoirienne du cajou : engagement pour une amande responsable ».

« Nous avons démontré que nous savons produire, maintenant il faut qu’on démontre que nous savons transformer pour que nos enfants et nos femmes aient du travail, pour que la pauvreté quitte les villages », a dit Dr Adama Coulibaly, directeur du Conseil du coton et de l’anacarde.

La RSE, dira-t-i, est un élément essentiel dans la vision de la transformation de la production locale. La Côte d’Ivoire, premier producteur mondial de noix brute de cajou, s’est engagée dans l’accroissement de la transformation de la chaîne de valeur de la filière.

« Rien n’est acquis définitivement, c’est pourquoi nous devons consolider notre position tous les jours », a-t-il déclaré, ajoutant que la RSE « est l’outil qui nous permet de maîtriser l’environnement global de la transformation ».

Pour lui, il faut « savoir faire ce qu’il faut faire et ce qu’il ne faut pas faire pour mettre sur le marché des amandes inattaquables et appréciées des consommateurs », appelant les acteurs du secteur à « poser des pas définitifs, (car) nous ne voulons plus reculer ».

Le programme RSE est mis en œuvre en partenariat avec le Centre néerlandais de promotion des importations à partir des pays en voie de développement (CBI). Wim Simonse, consultant programme RSE pour CBI, s’est félicité de la démarche de traçabilité et de durabilité de l’organe de régulation.

Simplice Gue, directeur du système d’information, des études et de la prospective au Conseil du coton et de l’anacarde, a relevé que la RSE a un impact écologique et permet de concilier l’enjeu économique et la protection de l’environnement.

Depuis trois ans, le programme RSE est mis en œuvre sur des outils d’autodiagnostic. L’objectif étant la certification des processus de production et de commercialisation. Aujourd’hui, une vingtaine d’unités sont impliquées dans le programme, mais une dizaine tire son épingle du jeu.

La transformation locale apparaît comme un enjeu pour la consommation d’au moins une partie de la production de noix brute de cajou en croissance continue. Elle est passée de 165 000 tonnes en 2005 à 1 000 000 (...)

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