Attentat Grand-Bassam : 4 prévenus à la barre à Abidjan

  • Source: APA
  • Date: jeu. 01 déc. 2022
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Le procès de l'attentat terroriste de la ville balnéaire de Grand-Bassam s'est ouvert ce 30 novembre 2022 au Tribunal criminel de première Instance d'Abidjan-Plateau.

Sur 18 prévenus attendus, seulement quatre comparaissent devant le Tribunal criminel de première instance d'Abidjan pour répondre des faits d'actes terroristes, assassinat, tentative d'assassinat, recel de malfaiteurs, détention illégale d'armes à feu, de munitions de guerre et de complicité desdits faits. Une vingtaine de témoins étaient présents à l'audience sur environ 90 témoins convoqués par le tribunal.

Le procès de ce jour s'est ouvert avec à l'appel des prévenus cités dans l'affaire de l'attentat de Grand-Bassam. Les uns pour complicité et les autres pour faits actifs dans les meurtres perpétrés lors de l'attaque.

A l'ouverture des débats, le greffe de la Cour a fait l'appel des présumés coupables présents et non présents et lu l'arrêt de renvoi rendu le 22 mai dernier par le président de la Chambre d'instruction. Après ces faits, la défense a soulevé des exceptions devant la cour sur la procédure.

La défense invoque la détention préventive des accusés en dehors des délais et certains vices de procédures. Elle soutient que selon le Code de procédure pénal, la détention préventive en matière criminelle est de 24 mois, alors que les prévenus sont détenus depuis six ans.

Pour la défense, les qualifications des faits n'ont pas été invoqués dans l'arrêt de renvoi, motif jugeant la Chambre compétente pour juger l'affaire. Elle a souhaité que les prévenus comparaissent en tant qu'individus libres puisqu'ayant dépassé le temps légal de détention qui est de 24 mois en matière criminelle.

La défense a fait observer que le délai de jugement à partir de la prononciation de l'arrêt de renvoi étant dépassé les prévenus devaient jouir de la liberté d'office (délai de 6 mois selon le code pénal pour tenir le jugement).

Le juge, après un retrait pour concertation avec ses pairs s'est déclaré incompétent pour prononcer la liberté d'office. Pour lui, cela serait du ressort du président du Tribunal. Ensuite, a-t-il ouvert les débats, avec l'un des accusés, en l'occurrence Cissé Mohamed.

Le tribunal reproche à Cissé Mohamed, un Malien, le seul qui a comparu ce mercredi, d'avoir transporté Kunta Abdallah dit Kunta Dallah, lors de son séjour en Côte d'Ivoire. Il a reconnu l'avoir transporté, mais n'avait pas connaissance de l'opération qu'il allait mener, réfutant la thèse de la complicité.

L'avocat de la défense, Eric Saki, a à l'issue de la première journée du procès, assuré que le Conseil des prévenus va s'atteler à « soigner au mieux les intérêts » de leurs clients, surtout sur la question de fond et les éléments qui vont permettre au tribunal de pouvoir rendre « une décision juste et équitable ».

La station balnéaire de Grand-Bassam a été la cible, le 13 mars 2016, de la première attaque jihadiste enregistrée en Côte d'Ivoire. Le procès de cet assaut, qui a fait 19 morts et 33 blessés, contre trois hôtels de ce site touristique s'ouvre six ans après l'attaque.  

L'opération a été revendiquée par Al Qaida au Maghreb Islamique (Aqmi) qui l'a attribué à sa branche Al Mourabitoune qui venait de commettre quelques semaines plus tôt, en janvier à Ouagadougou, au Burkina Faso un attentat dans lequel 30 personnes ont été tuées.

Pour cet assaut, les jihadistes ont aussi diffusé les images du commando constitué des nommés Hamza (...)

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