Bouaké : Un mouvement d'humeur des taxi-motos étouffé


Les forces de l’ordre ont pris position à la gare routière et sur les principales artères de la ville de Bouaké. (Photo d'archives)
  • Source: linfodrome.com
  • Date: vend. 12 juil. 2019
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La capitale de la région de Gbêkê était sous haute surveillance dans la matinée d'hier mercredi 10 juillet 2019.

Et pour cause, des chauffeurs de taxi-motos envisageaient de manifester contre l'application de la décision du préfet de région Tuo Fozié, visant à rétablir  l'ordre et le respect du code de la route à Bouaké. Afin d'étouffer ce mouvement d'humeur, des dispositifs sécuritaires composés d'éléments de la police, de la gendarmerie, et des forces armées de Côte d'Ivoire, ont été positionnés à la gare routière et dans les différents carrefours stratégiques de la ville où les manifestants se regroupaient en petits nombres. Contacté, Boubacar Souma, président des chauffeurs de taxi-motos, s'est désolidarisé de cette action. « Nous ne nous reconnaissons pas dans cette action qui vise à troubler l'ordre public. Ces taxi-motos agissent pour leur propre compte et non pour notre structure, car je n'ai donné aucune consigne relative à une quelconque manifestation », a-t-il fait savoir. Il a qualifié ‘'d'irresponsable'', le  comportement de ces chauffeurs de taxi-motos. « Ceux qui s'adonnent à ces pratiques en défiant l'autorité doivent être considérés comme des bandits. Ils assumeront leurs actes devant la loi », a-t-il dit. Un manifestant qui a gardé  l'anonymat reproche aux autorités de n'avoir pas accordé suffisamment de temps aux usagers des deux et trois roues pour se mettre en règle vis-à-vis des lois de la conduite.
Rappelons que depuis novembre 2018, le préfet de la région de Gbêkê, Tuo Fozié, (...)

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