BAD / Vice-président licencié : Les fonctionnaires internationaux ivoiriens demandent la réhabilitation d'Albéric Kacou

  • Source: fratmat.info
  • Date: sam. 24 fév. 2018
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Le départ forcé du premier Ivoirien à occuper cette fonction élevée au sein de l'institution continue d'alimenter la polémique.

L’Association des fonctionnaires internationaux ivoiriens (AF2I) était déjà particulièrement remontée après le licenciement, fin janvier, de M. Albéric Kacou, premier Ivoirien à occuper ce niveau de responsabilité au sein de l’institution bancaire multilatérale siégeant à Abidjan.

L’Association dont la mission est de promouvoir la présence des Ivoiriens dans la fonction publique internationale et de défendre les intérêts des Ivoiriens employés dans les organisations publiques internationales, s’était alors fendue d’un communiqué désapprouvant « le licenciement abusif et brutal de l’Ivoirien Albéric Kacou, vice-président en charge des Ressources humaines et des Services institutionnels de la Banque africaine de développement et président en exercice de l’Association ».

Ce sentiment, disait le texte, « relève moins de la décision du président de la Bad de se séparer de M. Kacou comme proche collaborateur, mais du fait même de la qualité indéniable et de la grande probité morale reconnues tout au long du parcours professionnel exemplaire de M. Kacou. En effet, ses compétences professionnelles, reconnues dans la fonction publique internationale lui ont valu d’exercer, durant plus de 25 années, successivement les hautes responsabilités de Coordonnateur résident du système des Nations unies et Représentant résident du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud) dans quatre pays africains, Secrétaire exécutif adjoint et Directeur des opérations du Fonds d’équipement des Nations unies, et la fonction de Directeur de cabinet de l’Administrateur du Pnud, à New York ».

Selon  l’analyse de cette association, « M. Kacou n’a commis aucune faute professionnelle avérée du fait d’un manque de compétence dans les fonctions qu’il exerçait, qui puisse justifier la radicalité et la brutalité de cette séparation. Tout laisse donc à croire que le licenciement est abusif, sur la base d’incompatibilité d’humeur, d’autant plus que le président de la Bad, après l’évaluation de la performance de M. Kacou il y a six mois, l’a confirmé sans réserve dans ses fonctions de vice-président ».

Le 6 février, la tension est remontée d’un cran au sein de l’Association. Ses membres ont, en effet, peu goûté les propos tenus ce jour-là par le président de la Banque africaine de développement (Bad). Recevant les ambassadeurs des États actionnaires de la Bad accrédités en Côte d’Ivoire, M. Akinwumi Adesina avait notamment affirmé : « Je sais que vous avez probablement entendu parler de quelques changements intervenus à la Banque. Je puis vous assurer que tout se passe bien à la Banque. Les actionnaires nous ont demandé de mener des réformes. Et c’est exactement ce que nous faisons. Ils nous ont demandé d’optimiser les ressources. Et c’est exactement ce que nous faisons. Ils nous ont demandé de changer la culture à la Banque, pour passer d’une culture de ‘‘droits acquis’’ à une culture de la performance. Et c’est exactement ce que nous faisons. Aucune organisation ne peut exceller dans la performance sans mettre l’accent sur la responsabilité en matière de résultats ».

Poursuivant sur cette lancée, M. Adesina avait ajouté : « Nous travaillons d (...)

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