Murielle Ahouré : « Mes souffrances intérieures ne m'ont pas permis d'être au top »

  • Source: jeuneafrique.com
  • Date: mar. 12 sept. 2017
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Après une saison marquée par de nombreux échecs sportifs, la star ivoirienne de l'athlétisme mondiale Murielle Ahoure revient pour Jeune Afrique sur une « année noire », entre blessures, drame familial et incompréhension du public. Elle assure être à nouveau debout, prête à reconquérir son trône, pour « assurer la réputation et l'image de [son] pays ».

A 30 ans, l’Ivoirienne a écrit quelques pages de légende à jamais indélébile dans le livre de l’athlétisme ivoirien. Mais là où beaucoup fondait en elle de grands espoirs, après une saison précédente de bon augure,  elle a multiplié les contre-performances. Alors que la saison démarre, Murielle Ahoure a accepté de répondre aux questions de Jeune Afrique, et de dévoiler un pan de ce qui l’a le plus handicapé au cours des mois qui viennent de s’écouler. Elle réaffirme aussi avec force sa volonté de revenir au plus haut niveau.

Jeune Afrique : Pourquoi avez-vous connu tant de  difficultés  au cours de cette saison, au point de ne glaner aucune médaille? Certaines personnes pensent que vous êtes finis ? 

Murielle Ahoure   : Je veux avant tout vous dire merci pour l’opportunité que vous m’offrez. Je peux me permettre de vous le dire, maintenant, parce que ma douleur s’apaise tout doucement. L’année précédente a été une année noire pour moi.

Une grave blessure m’a clouée : pendant près de neuf mois, j’ai été privée de la piste d’athlétisme. L’année qui a suivi, j’avais des frayeurs, quand j’ai appris que l’état de santé de mon père, le général [Mathias] Doué, se détériorait de jour en jour. Et ça a été suivi du gros choc : son décès.

Les gens ne savaient pas les batailles intérieures que je menais, comment je suis restée forte pour pouvoir sourire, malgré ces profondes blessures, car mon père a véritablement souffert de sa maladie. Ce sont des choses qui m’ont sérieusement affectée. Les gens ne pouvaient pas comprendre ce dont je souffrais intérieurement. Ce sont des choses qui ne se disent pas.

Je voudrais que l’on me comprenne, et qu’on me laisse faire mon deuil. Le moment viendra où je pourrai m’ouvrir aux médias comme je l’ai toujours fait par le passé.

"Je sais ce que je dois faire. Je sais ce que je vaux. Je sais ce que je suis capable de faire"

Quels sont tes prochains challenges ?

J’ai toujours cherché à être à un niveau d’excellence, pour protéger et assurer la réputation et l’image de mon pays. Que Dieu qui est miséricordieux me donne de bonnes dispositions pour avoir un encadrement d’experts, pou (...)

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