Economie/Finance

Côte d'Ivoire / Fraude et évasion fiscales: près de 1000 milliards de Fcfa de perte de 2003 à 2012

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(Photo d'archives pour illustrer l'article)

La Cellule d'analyse de politiques économiques du Cires (Capec) a publié hier jeudi 07 juillet une étude réalisée sur la fraude et l'évasion fiscales en Côte d'Ivoire sur la période 2003 à 2012.

Les conclusions de cette étude révèlent un manque à gagner enregistré par la Côte d'Ivoire et estimé entre 500 et 1 000 milliards de Fcfa sur ladite période. Docteur Nahoua Yéo, chercheur à la Capec, a livré ces résultats lors du séminaire de dissémination des résultats de recherche sur le thème principal : « Mobilisation des ressources intérieures, industrialisation et émergence de la Côte d'Ivoire ».

En effet, invité à se prononcer sur le sous-thème « Mobilisation des ressources domestiques : cas de la Côte d'Ivoire », le chercheur de la Capec a affirmé que les pratiques organisationnelles de l’administration fiscale ivoirienne présentent quelques déficiences tant au niveau de la sécurisation des recettes que de leur gestion. Il a mentionné que selon les chiffre du Conseil du café cacao (Ccc), l’on estime à plus de 300 000 tonnes la production nationale de cacao qui chaque année quitte illicitement la Côte d’Ivoire pour les pays limitrophes à travers des pistes rurales. Faisant ainsi perdre, selon lui, à l’État des recettes fiscales qu’il aurait pu tirer de l’exportation de ces produits.

S'agissant des flux illicites qui sortent de l’Afrique, Esso Loess Jacques de la Capec, présentant le sous-thème « Les effets réels de la fuite des capitaux en Côte d’Ivoire », a révélé que ces flux financiers sont évalués à près de 29 milliards de dollars Us, soit 14 500 milliards de Fcfa par an, entre 1970 et 2008 (hors inflation). Il a confié que l'Afrique de l’ouest est une zone où la fuite de capitaux est très importante. En effet, selon lui, de 2003 à 2013, 50% de la fuite des capitaux de l’Afrique était concentré en Afrique de l’Ouest. Le Nigeria, la Côte d’Ivoire, le Togo, dira-t-il, figurent dans le top 10 des pays où les capitaux sortent illicitement. Toute chose qui, selon l’étude de la Capec, a eu des effets aussi bien sur la croissance que sur la pauvreté.

Ces chercheurs ont énuméré les causes de cette fuite de capitaux, faisant remarquer qu'elles sont souvent consécutives à une prise de position à l’étranger des agents éc (...)

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