Interview / Amou Tati, la lauréate du Prix d'excellence 2016 pour les Arts Vivants : « Babiwood, ce n'est plus loin »
Pourquoi elle veut ressuciter les héroïnes africaines

  • Source: linfodrome.com
  • Date: mer. 10 août 2016
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Tatiana Rojo ou Amou Tati, la Dame de Fer est lauréate depuis samedi 06 août du prix d'excellence pour les Arts Vivants 2016. À l'occasion d'une réception faite en son honneur dans la soirée de ce samedi, nous avons échangé avec la lauréate.

Amou Tati est une comédienne humoriste Ivoiro-Gabonaise. Née au Havre, elle part très jeune vivre à San-Pédro dans le Sud-Ouest de la Côte d'Ivoire où elle découvre le théâtre. Elle obtient le premier prix de meilleure comédienne de mini-variétoscope dès l'âge de 10 ans. À 14 ans, grâce à son interprétation dans la "Ville Maglodidi" de Paul Akoto Yao, elle est nominée meilleure comédienne de Côte d'Ivoire. À 19 ans, elle s'envole pour la France. En 2002, elle décroche un rôle dans "fatou l'espoir" de Daniel Vigne, puis en 2008, elle signe une apparition dans le long métrage "La Rivale" d'Édouard Carrion. En 2014, Amou Tati est élue meilleure actrice au Festival de Cinéma à Montréal pour son rôle dans "Danbé la tête haute" de Bourlem Guerdjou. Également chroniqueuse sur Canal+Afrique, Amou Tati incarne toutes les semaines "Madame Zouzoua". Elle compte dans sa filmographie, une dizaine de rôles dans plusieurs productions. 

Vous avez reçu le Prix d’excellence pour les Arts Vivants le samedi 06 août à l’occasion de la cérémonie officielle de remise des prix d'excellence 2016, qu’est-ce que ce prix revêt pour vous ?

Je suis doublement honorée d’avoir eu ce prix et surtout de l’avoir reçu ici en Côte d’Ivoire. Recevoir ce prix du président de la République et surtout dans la catégorie de la culture, c’est un double honneur. Cela va me permettre de me mettre encore au travail pour pouvoir partager davantage les messages concernant la Côte d’Ivoire à travers le monde.

 

Vous êtes beaucoup présente sur de grandes scènes en Europe, à quand peut-on s’attendre à l’une de vos scènes à Abidjan ?

Les 4, 5 et 6 novembre 2016 donc dans environ trois mois. Je serai au Palais de la Culture de Treichville, au cinéma Majestic et je finirai à l’Institut Français.

 

Dites-nous comment est-ce que vous avez appris que vous êtes la lauréate de ce prix ?

D’abord, on m’a contacté par Facebook. Mais j’avoue que je ne croyais pas au début parce que je me disais que c’était de l’amusement. Ensuite, mon metteur en scène m’a rassuré que c’était du sérieux et je suis tombée des nues tellement j’étais contente. Je n’étais pas censée venir à Abidjan parce que j’étais sur deux films et j’avais déjà pris des contrats mais tout a bien pu rentrer dans l’ordre et j’ai pu avoir une permission pour me rendre ici.

 

Comment vous définissez-vous ?

Je suis Tatiana Rojo, Amou Tati, j’ai grandi à San-Pédro où je suis tombée amoureuse du théâtre. Tout est parti de mon lycée. Je faisais partie d’une troupe. J’ai eu la chance d’avoir un prix dans cette troupe lors d’une scène au cinéma Jacques Aka de Bouaké. Je jouais ce jour-là, la pièce « Maglo Didi », l’envol des tisserins de Paul Akoto Yao. J’ai également participé à des mini-variétoscope et tout cela m’a motivée. Je suis partie par la suite en France après le Bac à l’âge de 19 ans. Là-bas aussi, dans mes débuts, j’ai eu de petits rôles. Ma première grande apparition c’était en 2002 avec Fatou l’espoir. Après, j’ai joué dans la « Rivale » où j’avais le premier rôle féminin. Malgré toutes ces apparitions, le téléphone ne sonnait toujours pas. Ce qui m’a amené à redoubler d’ardeur dans le travail parce que pour moi je n’étais pas partie en France pour dormir sur mes lauriers. Un matin donc, j’ai décidé de monter sur scène, d’expliquer ma vie en France. C’est ainsi qu’est née « Amou Tati » à l’état brut. J’ai parlé de mon expérience, de la fameuse marche de randonnée d’une africaine à Paris. Et puis, en 2012, j’ai perdu ma maman et en sa mémoire j’ai crée un spectacle qui, aujourd’hui fait le tour du monde. J’ai fait aussi beaucoup de films dont « Qu’est-ce qu’on a fait au bon Dieu ? », « Aya de Yopougon ».

 

Quel regard portez-vous sur le cinéma ivoirien ?

Ce qui m’inspire le plus, c’est ma mère et ça je le dis souvent. Elle a éduqué toute seule ses six enfants avec peu de (...)

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