Bouaké : Pour avoir leur part du gâteau, des ex-combattants menacent de tout paralyser à partir du 20 avril prochain


(Photo d'archives)
  • Source: lasynthese.net
  • Date: mar. 18 avr. 2017
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‘‘Nous voulons interpeller l’opinion publique que trop c’est trop et nous sommes fatigués d’être restés sur les carreaux. Nous disons que l’heure est grave. Nous allons prendre notre destin en main à partir du 20 avril 2017 si rien n’est fait pour résoudre nos revendications. S’ils veulent qu’ils nous anéantissent tous. Nous allons prendre la rue jusqu’à ce qu’on obtienne satisfaction. Et ceux qui viendront nous croiser dans la rue, à partir de ce moment, nous allons leur montrer que nous aussi savons manipuler les armes comme eux. Nous considérons cette semaine comme celle de la vie ou de la mort’’. Telle est la mise en garde des ex-combattants de la cellule 39 qui ne veulent plus rien entendre. Gonflés à bloc comme un seul homme, ceux-ci annoncent de grands mouvements subversifs pour se faire entendre par le gouvernement.

Exacerbés par les promesses non tenues, ils disent donner le 20 avril 2017 comme date butoir, au Gouvernement pour se prononcer sur leur question. Cet ultimatum a été lancé, lundi 17 avril 2017, à Bouaké (centre ivoirien), par les responsables de ces ex-combattants, qui exigent de l’Etat une suite favorable à leurs revendications, se résumant en 4 points.

Il s’agit de la ‘‘reconnaissance sur tout le territoire ivoirien de la cellule 39 en tant qu’une association créée en bonne et due forme, la reconnaissance du grade de caporal attribué à chacun d’eux, l’intégration des plus jeunes dans l’armée, dans le corps para militaire et dans les institutions financières, enfin et surtout l’octroi de la prime de guerre, dite prime ecomog qui s’élève à 12 millions de francs Cfa’’ pour chacun d’entre eux.
Ouattara Amadou, porte-parole adjoint de la cellule 39 de Bouaké, a d’abord attiré l’attention de la communauté nationale et internationale sur la situation de la cellule 39 avant d’exprimer leur détermination cette fois-ci, à aller jusqu’au bout de leurs revendications.

Cette sortie médiatique musclée de ces ex-combattants qui ont en commun les numéros matricules commençant par le 39, fait suite à une rencontre tenue le dimanche 16 Avril 2017, à la mairie de Bouaké, avec le ministre Amadou Koné, ministre du transport. Une rencontre qui aura accouché d’une souris, a en croire Touré Anderson, secrétaire général adjoint à la communication de la cellule 39 de Korhogo.

Pour lui, la cellule 39 ne se reconnaît pas dans le ministre Amadou Koné et ce qu’il ira dire à sa hiérarchie. Toujours selon Touré Anderson, la cellule 39 a pour seul interlocuteur, Touré Souleymane, conseiller technique du premier ministre Amadou Gon Coulibaly et non quelqu’un d’autre.

‘‘Le ministre Amadou Koné nous a tout dit sauf ce que nous voulons entendre. Nous considéron (...)

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