Direction régionale de l'Éducation nationale et de l'Alphabétisation de Daloa : 176 écoles primaires publiques dotées de cantines scolaires sur 737

  • Source: CICG
  • Date: dim. 10 mars 2024
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Daloa, le 09 mars 2024- Dans la Direction régionale de l'Éducation nationale et de l'Alphabétisation (DRENA) de Daloa, l'on dénombre 737 écoles primaires publiques dont 176 sont dotées de cantines scolaires, soit 23,88%, et sur les 284 180 élèves de ladite DRENA, 44 145 ont la chance de prendre un repas à la cantine à midi, soit 25,53%.

Ces statistiques ont été données par le coordonnateur régional des cantines scolaires, Théophile Boua Bi Kahou, le vendredi 08 mars 2024, en présence d'une délégation de la Coordination générale du Programme social du gouvernement (Psgouv) et de la Direction des Cantines scolaires de Côte d'Ivoire (DCS).

La délégation, en mission dans la localité du 06 au 10 mars 2024, afin de s'enquérir des bonnes pratiques et des difficultés en matière de cantines scolaires, visitait deux écoles dans deux villages de la sous-préfecture de Gonaté, dans le département de Daloa. Il s'agit précisément du groupe scolaire de Bégafla, village du canton Gnamanou (sur l'axe Daloa -Zuénoula) qui dispose d'une cantine et de l'EPP M'Bahiakoffikro, sur l'axe Daloa-Gonaté, qui n'en dispose pas encore.

La cantine du groupe scolaire de Bégafla, composé de trois écoles primaires et d'une maternelle, a ouvert en 2002 et permet, à ce jour, à 575 élèves sur un total de 1 387, de prendre un repas chaud à midi. Le groupe scolaire arrive à assurer le rationnement pendant les 120 ouvrables de l'année, y compris les 26 jours offerts par le gouvernement, grâce à l'appui du groupement agricole ‘'Wobè Wognon'' qui octroie à la cantine le 1/3 de sa production.

« La cantine a démarré avec 233 rationnaires. Jusqu'à 2021-2022, on était à 56 jours, y compris les 26 jours de l'État. Pour l'année scolaire 2022-2023 par exemple, le groupement agricole "Wobè Wognon" a mobilisé 8 tonnes de vivres pour la cantine qui nourrit les élèves issus de trois villages : Sétréfla, Séhifla et Bégafla. Les classes de CM2 des trois écoles ont réalisé 93% de taux de réussite à l'entrée en sixième en 2023 et les résultats des classes intermédiaires se situent autour de 100% », a déclaré le directeur de l'EPP Bégafla 1, Jérôme Kouakou Kouakou.

Eugénie Nikiéma, élève au CM 1 à l'EPP Bégafla 1, quitte chaque jour le campement Mossikro situé à environ 10 km de Bégafla, pour se rendre à l'école à vélo. « La cantine est un soulagement pour moi. Avec seulement 25 FCFA par jour, je reste sur place pour manger un repas équilibré à midi, soit du riz gras soit du ragoût d'ignames. Et j'arrive à me concentrer en classe. Depuis le CP1, je mange à la cantine », a-t-elle raconté avec joie.

La présidente de la coopérative "Wobè Wognon" (en sénoufo, Soyons unis), Awa Diarrassouba, a remercié le gouvernement pour le motoculteur reçu le 07 mars 2024, non sans relever les difficultés rencontrées : « Notre groupement composé de 30 personnes dont 25 femmes, existe depuis 2012. À part les 30 bottes, machettes et trois sacs d'engrais reçus de la DCS en 2013, nous ne recevons pas d'aide. Nous avons acheté une parcelle de 2,5 ha dans un bas-fond à 1,250 million de FCFA pour mener nos activités de riz, d'ignames, etc. Les produits phytosanitaires et les locations de tricycles pour transporter nos produits nous reviennent cher ».

À l'EPP M'Bahiakoffikro, l'effectif total pour cette année est passé de 170 à 154 élèves parce que la faim a causé l'abandon scolaire des enfants, selon le directeur Mamadou Sangaré.

Parmi ceux qui tiennent encore, on rencontre le jeune Prince Kouadio Kouakou, 11 ans en classe de CM2. Son village, appelé ‘'Derrière l'eau'', se situe à 3 km de son école. Ses parents lui donnent tous les jours 200 FCFA pour midi. Il marche chaque jour et mange de l'attiéké du lundi au vendredi. Idem pour Irié Fezan Reine, qui est en classe de CE2, et qui vient de N'Guessankro à 1 km de l'école : « Ma maman me donne 250 FCFA pour midi. Mes camarades mangent à la maison à midi, mais moi j'achète de l'attiéké. Nous voulons une cantine pour bien manger et bien travailler ».

CICG




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