Koré Amos Liadé, la trentaine, est fermier à Badouboua, dans la sous-préfecture de Boguédia, département d'Issia. Il fait partie des bénéficiaires du programme des Filets sociaux productifs.
Après avoir quitté l’école en classe de seconde, faute de moyens financiers, il traverse une longue période de chômage. L’allocation de 36 000 francs CFA par trimestre, reçue dans le cadre du programme, lui permet finalement de lancer un projet d’élevage de volailles.
« C’est grâce à l’argent que je recevais que j’ai pu m’organiser, construire un bâtiment et commencer progressivement l’élevage, parce que je voulais réussir », nous dit-il.
Aujourd’hui, Amos gère une petite ferme avicole en pleine croissance. On y compte 61 poulets de race Goliath, 300 poussins et 600 œufs en incubation dans une couveuse traditionnelle en bois, fabriquée par le menuisier du village.
« Je suis la preuve qu’avec de l’aide, des idées et de la volonté, nos conditions de vie peuvent changer. Je suis reconnaissant pour ce projet grâce auquel je scolarise mes enfants et m’occupe de ma famille », ajoute-t-il.
À l’échelle nationale, le programme des Filets sociaux productifs, mis en place pour lutter contre la pauvreté et restaurer la dignité des ménages à très faibles revenus, a bénéficié à 457 000 familles entre 2017 et 2024.
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