Electricité : la Côte d'Ivoire connaît un déficit d'''un peu plus de 200 Mgw''

  • Source: APA
  • Date: mer. 05 mai 2021
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La Côte d'Ivoire connaît un déficit d'énergie électrique d'"un peu plus de 200 Mgw" dû principalement à une baisse du niveau d'eau dans les barrages hydroélectriques du pays, selon Didier Kouamé, directeur de la production à la Compagnie ivoirienne d'électricité (CIE).

"Le déficit (de la production d'électricité en Côte d'Ivoire), aujourd'hui, on peut l'évaluer à peu plus de 200 Mgw", a indiqué mardi M. Didier Kouamé, lors d'une visite de journalistes sur le site du barrage d'Ayamé 1, sis à 168 Km au Sud-est d'Abidjan.

Il a fait observer que "quand on estime la demande (d'électricité au niveau national), on est à peu près à 1645 Mgw et ce que la Côte d'Ivoire produit est un peu plus de 1400 Mgw", au terme de la visite. 

Aujourd'hui, dira-t-il, la production en Côte d'Ivoire, c'est à peu près 75% avec le thermique (gaz) et le reste avec l'hydraulique. Pour l'hydraulique, l'on a une capacité installée de 879 Mgw, et le pays "ne peut que produire autour de 200 Mgw".

Avec le thermique et l'hydraulique, "on n'arrive pas à satisfaire entièrement les besoins en termes de demande. A la limite, si à l'hydraulique on arrivait à produire jusqu'à 400, 500 Mgw, on aurait pu compenser le déficit", a-t-il relevé.

Actuellement, "les niveaux (d'eau) sont tellement bas qu'on arrive pas à avoir un niveau de production suffisant", a-t-il insisté, mentionnant qu'au lac de Ayamé 1, le problème principal est le stock d'eau qui est "très bas par rapport au niveau normal de la saison". 

En plein régime, le niveau d'eau du barrage est à 90,5 mètres, mais, aujourd'hui, l'eau a décru affichant un niveau de 84 mètres, soit un gap de 6,5 mètres. Or, "habituellement à cette période, on est autour de 87 mètres soit trois mètres en dessous de la normale saisonnière", a-t-il poursuivi.

Le lac, selon M. Didier Kouamé se remplit chaque année à l'occasion de la saison de pluie, notamment entre le mois de juin jusqu'à octobre. Arrivée au niveau maximum, un stock est recueilli pour être utilisé toute l'année, au moment des périodes chaudes.

"Il se trouve que l'année dernière, on n'a pas eu le niveau suffisant. On est arrivé jusqu'à 88 mètres, ensuite, pendant le cours de l'année, on a utilisé un peu plus pour pouvoir compenser le déficit qu'il y avait sur le thermique", a mentionné M. Kouamé.

"Pour ne pas vider le peu de stock qui est là avant la saison des pluies, le dispatching essaie donc de gérer au mieux la petite réserve qui reste et c'est valable pratiquement sur tous les autres sites de production, que ce soit à Kossou ou Buyo", a-t-il fait remarquer.

Le directeur de la production a insinué que tous les lacs du pays sont à leur seuil minimum et on arrive pas à donner toute la pleine mesure de la puissance hydraulique. En outre, le manque de pluie de l'année précédente n'a pas permis de constituer un stock d'eau important.

Ladji Koné, le directeur de l'usine du barrage hydroélectrique d'Ayamé, a rassuré que "jusqu'à la mi-mai ou fin mai, on va commencer à avoir les apports" en termes d'eau. Et ce, jusqu'au mois d'octobre 2021, ce qui permettra au lac d'atteindre un niveau considérable.

"Que les Ivoiriens soient rassurés en ce qui concerne la production, car notre objectif premier, c'est la satisfaction du client. On fait tout ce qui est possible, maint (...)

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