Affaire « des agents de pompes funèbres abattus à Arrah » : Ce qui n'a jamais été dit

  • Source: linfodrome.com
  • Date: jeu. 29 juin 2017
  • Visites: 2513
  • Commentaires: 0
On en sait un plus sur les circonstances de la fusillade mortelle survenue le samedi 27 mai 2017, peu après 13h, dans la localité d'Arrah (207 km au nord-Est d'Abidjan). « N'To Kouamé, Glahou Alain, Taplehi Marc, Bio Guillaume, Ké Patrice, Kouaho Brou et Alain Touré ont été abattus à Arrah. Il y a eu un rescapé, du nom de Gueu Joël Annicet.

L’enquête ouverte est terminée ce mardi 27 juin 2017. Que s’est-il passé le samedi 27 mai 2017 ? Le Cb (commandant de Brigade de gendarmerie) d’Arrah reçoit une information d’un certain Kouadio, gendarme dans le village de N’zanfouénou, en préparation de sa retraite. Le Cb instruit l’un de ses éléments à Kotobi, d’aller vérifier l’information. À Kotobi et à N’zanfouénou, il n’y a pas de gendarmerie, donc les gendarmes ont érigé des postes. Au moment où le Cb appelait au poste, des gendarmes sur place lui disent qu’ils sont avec les victimes qui soutiennent qu’après leur forfait, les voleurs se sont évanouis torse nue dans la nature. Donc les vrais voleurs étaient à pied, et non en voiture. Ils ont pris la poudre d’escampette par les broussailles.

Mais le Cb reçoit une autre information lui indiquant que selon les jeunes du village, qui avaient érigé des barrages, deux véhicules se sont dirigés vers Arrah. C’étaient une Mercedes de couleur blanche et une Toyota de type pick up couleur crise. L’informateur n’est pas formel quant à la présence de braqueurs à bord. Est-ce que le Cb a vérifié l’information ? Toujours est-il que monsieur Kouadio qui a donné l’information a dit qu’il n’a jamais dit que ces bandits étaient dans le véhicule pick up. Pourquoi le cb a-t-il déclaré les occupants braqueurs ?, Qui a informé le Cb de ce que les deux véhicules transportaient des braqueurs alors que les victimes de braquage ont affirmé que les braqueurs étaient à pied  et non en voiture? Et qu’après leur forfait (vol de trente-deux millions de francs Cfa arrachés à un opérateur économique), ils ont fui par la brousse, donc ils n’étaient pas à bord de véhicule. A quel moment sont-ils devenus plus de sept (7) personnes et sont-ils montés à bord de deux véhicules différents  ? A quel moment les deux bandits sont-ils devenus sept ? Ce sont des questions que les enquêteurs ont posées ? Comment le Cb a pu transformer cette information qui a abouti à cette catastrophe ? Lorsqu’il a appris que les deux véhicules venaient sur Arrah, il a appelé un de ses éléments, Mdl/Chef Ettien, car le Cb sécurisait une cérémonie de fête des mères. Il a pris son véhicule personnel pour venir à la rencontre de ces deux véhicules qui lui ont été déclarés », a expliqué, hier mardi 27 juin 2017 en conférence de presse, le procureur militaire Ange Kessi Bernard, à son cabinet au Plateau (Tribunal militaire).

   Crime et homicide volontaire

Poursuivant, il a détaillé : «  Là encore, il y a une première erreur : on dit qu’il y a deux véhicules qui transportent des bandits, vous venez à deux avec un pistolet. Quelle est leur position, vous ne savez pas combien sont-ils ? Vous ne savez pas de quelle arme disposaient-ils , vous venez à l’encontre de deux véhicules supposés transportés des bandits Lorsqu’ils les ont rencontrés à l’entrée d’Arrah, ils les ont laissé passer. Dès qu’ils ont tourné, le Cb a demandé à son adjoint de tirer un coup de feu en l’air. Mais là encore, les deux ne se sont pas accordés. Le Cb dit dans le pv (procès-verbal) que lorsque son adjoint a tiré quelqu’un dans le véhicule blanc a répliqué. Son adjoint monsieur Ettia qui a tiré dit que personne n’a répliqué. Ils les ont suivis jusqu’en ville avant de perdre de vue la voiture blanche.  

C’est que l&rsqu (...)

Lire la suite sur linfodrome.com



Appels d'offres

    Aucun document en téléchargement.

Voir tous les documents

Educarriere sur Facebook