Assises de la jeunesse : ''Nous invitons les jeunes à venir saisir les opportunités d'emploi''


(Photo d'archives)
  • Source: fratmat.info
  • Date: sam. 21 mars 2015
  • Visites: 3303
  • Commentaires: 0
Mamadou Touré , conseiller du Président de la République en charge de la Jeunesse, situe les enjeux de l'évènement.

Quelle la spécificité de la 4e édition des Assises de la jeunesse ?

Il faut retenir que le thème retenu  cette année, sur proposition du comité scientifique, est : « Investir dans la jeunesse, un pari pour l'avenir ».  La 4e édition des Assises de la jeunesse n'a pas dérogé à la règle. Nous aurons, en gros, trois activités. Ce que nous appelons les journées de réflexion  avec le thème  indiqué tantôt  sera décliné   en 3 axes : l'entrepreneuriat jeune, la formation des jeunes et l'emploi des jeunes. Nous parlerons aussi de certains problèmes de société. Notamment le Vih-Sida, la consommation de drogue au niveau des jeunes, mais surtout  la cybercriminalité, au regard de l'actualité, avec des jeunes qui s'adonnent à des pratiques peu recommandables tel le broutage. 

Nous évoquerons, bien évidemment,  la participation de cette frange de la population au processus   de  prise de décision. Avec l'aide de la Commission électorale indépendante (Cei), National democratic institute (Ndi) et du Réseau Ouest-africain pour l'édification de la paix, section Côte d'Ivoire (Wanep-CI), certains jeunes seront formés à l'observation du processus électoral. C'est la partie purement réflexion.   Nous attendons aussi beaucoup d'experts nationaux et internationaux. Je puis vous dire, par exemple, que le conseiller principal du secrétaire exécutif de l'Onu sida et deux experts de l'Organisation de coopération et de développement économiques (Ocde) seront présents, ils échangeront avec les jeunes.

Qu'en est-il du carrefour de l'emploi ?

C'est une sorte de Salon de l'emploi où nous attendons environ 100 entreprises, cabinets de recrutement, grandes écoles. Il s'agit  de donner des opportunités aux jeunes en termes de stage, d'emploi et d'orientation. L'innovation, cette année, c'est  la mobilisation de nos partenaires, nous aurons près d'un millier  d'offres de stages ou d'emplois. Nous invitons donc les jeunes à venir saisir ces opportunités.

Il y aura également le rendez-vous des générations. Certaines personnes que les jeunes n'ont pas l'habitude de côtoyer viendront échanger avec eux. L'objectif  est de ressouder les liens entre les générations. Il s'agit pour ces séniors  de venir partager  leurs expériences avec les jeunes.
Les Assises de la jeunesse prendront fin avec le grand concert du samedi 28 mars. 

Quel bilan peut-on dresser des trois premières éditions des Assises de la jeunesse ?

Le bilan, pour nous, est très satisfaisant après trois éditions.  Parce que lorsque nous initions cet événement en 2009, rien ne laissait transparaître que nous pourrions tenir le cap.  Je profite d'ailleurs de l'opportunité que vous m'offrez pour  saluer  tous ceux qui ont contribué à la réussite  de ce projet. C'est une manière pour certains jeunes d'apporter leur contribution au développement de leur pays. Ce n'est pas évident de  pouvoir  réunir les jeunes de toutes les tendances politiques, les fédérer. Ce sont des éléments qui sont des sources de satisfaction pour nous. Au-delà, on retient que les Assises donnent l'occasion à cette frange de la population, tous les deux ans, de se saisir de tous ses problèmes et d'essayer de proposer ses propres lectures et  solutions. C'est une plate-forme unique  où les jeunes ont le pouvoir, ont la parole  et surtout la possibilité de définir leurs propres priorités en accord avec les acteurs : le gouvernement, les ministères techniques, des partenaires au gouvernement (Pnud, Ndi, Bureau régional de l'Unesco …)

Peut-on savoir, de manière concrète, ce que les  trois éditions  ont apporté à la jeunesse ivoirienne ?

Aujourd'hui, nous avons une jeunesse qui se mobilise pour réfléchir sur les problèmes qui la concerne directement. Et essayer de contribuer positivement à l'avancée de son pays. Pour moi, c'est le bilan le plus positif dans cette transformation des mentalités de notre population cible. Maintenant, de manière concrète, disons qu'avec Microsoft, nous avons formé, en 2013, près de  500 jeunes en entrepreneuriat. L'une des recommandations  a été   d'ailleurs  de reconduire cette expérience avec 2500 jeunes. 
 
Êtes-vous satisfait de l'apport des pouvoirs publics dans la mise en œuvre de vos recommandations ? 

Bien  évidemment. Sans le concours des pouvoirs publics, ces Assises n'auraient pas pu avoir cette dimension. Les ministères techniques sont toujours mobilisés pour nous accompagner à tous les niveaux. 

La jeunesse est-elle mobilisée pour cette 4e édition ?

Les échos  qui nous parviennent indiquent clairement que les jeunes se mobilisent. Il faut noter que la Chambre de commerce libanaise a décidé de mettre 400  emplois  à leur disposition. La Chambre nationale des propriétaires immobiliers nous propose 250 postes. La Sotra offre des stages…Nous attendons des délégations qui viendront d'ailleurs. Au-delà de la jeunesse ivoirienne, c'est toute la jeunesse africaine qui est concernée par cette édition qui commence le 25 mars et qui prendra fin le 28 mars.

Entretien réalisé par 
BROU PRESTHONE




orientation Unesco entrepreneur Côte d'Ivoire Mamadou Touré Commission électorale indépendante Cei Microsoft Pnud Sotra concours gouvernement emplois stages drogue développement recrutement formation ivoirien



Educarriere sur Facebook