Comité central du FPI : Débats houleux entre Affi N'guessan et les militants - Aboudrahamane Sangaré calme les esprits


Les débats étaient particulièrement houleux, jeudi, au QG de Laurent Gbagbo. (Photo d'archives)
  • Source: L'Inter
  • Date: lun. 18 août 2014
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En allant présider le Comité central du 14 août au siège provisoire du Front populaire ivoirien à la Riviera-Attoban, Pascal Affi N'guessan se doutait qu'il ne serait pas chouchouté par ses camarades.

Tout de même, il espérait intimement que la charge serait moins lourde puisque, deux jours plus tôt, la paix avait été scellée entre camps opposés, à la Fondation Harris Memel Fotê, sous l'arbitrage du Groupe de médiation. Le calcul s'est révélé inexact. Le Comité central du 14 août - première réunion du genre depuis l'éclatement de la crise née du profond réaménagement de la direction orchestré par Affi N'guessan- a été d'une rare intensité. Les débats, particulièrement houleux, étaient majoritairement dirigés contre Pascal Affi N'guessan, du moins, contre ses choix, notamment celui faisant d'Agnès Monnet, secrétaire générale du Fpi, et par-dessus tout, la désignation d'un représentant du parti devant siéger à la nouvelle Commission électorale indépendante (Cei).

Déjà en début de réunion, explique une source présente dans la salle, un premier participant envoie un uppercut au président du Fpi: il pose un préalable, arguant qu'Affi N'guessan n'a pas sa place à la table de séance parce que partie prenante de la crise dans le parti. L'ancien Premier ministre de Laurent Gbagbo esquive le coup: c'est lui qui, en qualité de président du Fpi, a convoqué la réunion ; statutairement, c'est à lui de la présider. Le préalable n'aura pas de succès. Mais le ton des hostilités était donné.

Entre 10h et 18h, une centaine d'interventions sera enregistrée, 117 précisément. Justin Koua, désigné par Affi N'guessan comme secrétaire de séance, se montrera intraitable sur le temps de parole. Les militants, dans leur majorité, en veulent à Affi N'guessan d'avoir pris sur lui de donner le nom d'un représentant du Fpi au gouvernement pour la nouvelle Cei. Affi explique qu'en raison de la crise qui secouait le parti et qui en paralysait le fonctionnement, il a dû réagir et prendre des mesures conservatoires en attendant que le Comité central se réunisse. Au demeurant, il fait comprendre à ses camarades que la partie gouvernementale a donné des assurances d'une Cei consensuelle.

Les explications d'Affi N'guessan passent difficilement. Des intervenants lui signifient que les décisions qu'il prend - comme celle consistant à nommer Alain Dogou à la Cei - sont cruciales et engagent toute la chaîne de commandement jusqu'aux militants. Ils trouvent que le président du Fpi est allé vite en besogne et demandent le retrait pur et simple du Fpi de l'actuelle Cei. Certaines interventions étaient incisives, aussi bien su (...)

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