Longtemps considérées comme une discipline essentiellement académique, les mathématiques se retrouvent aujourd’hui au cœur des grandes transformations technologiques, économiques et sociales. Un constat partagé à Yamoussoukro ce lundi, à l’occasion de la 33? édition des Olympiades panafricaines de mathématiques (OPAM), organisée en marge du 11? Congrès panafricain des mathématiciens (COPAM) et de la célébration du cinquantenaire de l’Union mathématique africaine (UMA).
Réunissant des délégations venues d’une trentaine de pays africains, cette rencontre met en lumière le rôle stratégique des sciences mathématiques dans la construction de l’Afrique de demain. Intelligence artificielle, cybersécurité, traitement des données, santé, environnement ou encore développement numérique : autant de secteurs où les mathématiques s’imposent désormais comme un langage incontournable de l’innovation.
Dans cette dynamique, Orange Côte d'Ivoire se positionne comme un acteur engagé dans la promotion de l’excellence scientifique et des compétences numériques. Partenaire de cette édition des OPAM, l’entreprise télécom réaffirme ainsi son implication dans le développement des talents africains et le soutien aux initiatives qui rapprochent la science des enjeux du monde réel.
Selon les organisateurs, cette édition vise précisément à dépasser le cadre académique pour montrer comment les mathématiques peuvent apporter des réponses concrètes aux défis du continent. Elles constituent notamment des outils essentiels d’analyse et de modélisation pour mieux comprendre et anticiper des problématiques telles que l’emploi des jeunes, les migrations, la croissance démographique, la gestion des ressources ou encore la sécurité.
Présidant la cérémonie d’ouverture, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Adama Diawara, a rappelé que les mathématiques sont au cœur des métiers d’avenir. Il a insisté sur les efforts engagés par l’État ivoirien pour renforcer les filières scientifiques, notamment à travers la création d’universités à vocation polytechnique, le développement des formations en sciences, technologies, ingénierie et mathématiques (STEM), ainsi que le renforcement des classes préparatoires de l’Institut national polytechnique Félix Houphouët-Boigny (INPHB).
Le ministre a également mis en avant les résultats obtenus par les étudiants ivoiriens à l’École polytechnique de Paris. Alors que seuls huit Ivoiriens y avaient été admis entre l’indépendance et 2011, ils sont désormais soixante-dix depuis 2011, dont cinquante-trois issus des classes préparatoires de l’INPHB de Yamoussoukro.
Autre fait marquant évoqué lors de la cérémonie, l’élection du professeur Adama Koulibaly à la tête de l’Union mathématique africaine. Une distinction qui, selon les autorités, traduit la montée en puissance de la recherche mathématique ivoirienne sur la scène continentale.
Au-delà de la compétition, les Olympiades panafricaines de mathématiques 2026 se veulent avant tout un espace de réflexion et de valorisation des talents scientifiques africains. Jusqu’à la fin de la semaine, chercheurs, enseignants et jeunes mathématiciens échangeront autour des solutions que peuvent offrir les sciences mathématiques pour accélérer la transformation du continent.
Dans un contexte où les compétences numériques deviennent de plus en plus stratégiques, l’engagement d’acteurs comme Orange Côte d’Ivoire illustre une tendance de fond : celle d’une Afrique qui mise sur la science, l’innovation et la jeunesse pour construire son avenir.
Félix Houphouët-Boigny filières scientifiques Enseignement supérieur Côte d'Ivoire mathématiques développement environnement économiques Yamoussoukro numériques excellence entreprise formation Afrique sociale emploi santé Orange jeunes monde État INPHB don












